Quand la galaxie de l’Anthroposophie fait un procès à Grégoire Perra

Nous publions le jugement du Tribunal correctionnel de Strasbourg rendu le 1er octobre 2019, suite au procès qui s’était tenu le 9 juillet de la même année.

Celui-ci opposait la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France et la professeure de l’école Steiner-Waldorf de Verrières le Buisson et Madame Virginie Macé à Grégoire Perra, le lanceur d’alerte sur les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie.

Celui-ci a été relaxé des deux plaintes en diffamation déposées contre lui.

La plainte de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf en France contre Grégoire Perra portait sur le texte intitulé “Mon expérience de la médecine anthroposophique“.

La plainte de Madame Virginie Macé contre Grégoire Perra portait sur le texte “Le voyage de classe dans les écoles Steiner-Waldorf : un moment propice à l’endoctrinement des élèves“.

Les deux textes avaient été publiés sur le blog intitulé “La Vérité sur les écoles Steiner-Waldorf et l’Anthroposophie“.

Les deux plaignants ont fait appel de ce verdict.

Un nouveau procès réunissant les deux plaintes devra donc se tenir à la Cour d’Appel de Colmar, probablement vers la fin de l’année 2020.

Ce qu’il est intéressant d’observer dans les attendus de ce procès, c’est de voir que le tribunal reconnait le bien-fondé de la démarche de Grégoire Perra et son absence d’animosité envers l’Anthroposophie.

Les juges citent même explicitement le long texte autobiographique “Ma vie chez les anthroposophes“, dont ils précisent qu’ils ont procédé à la lecture exhaustive.

Ce jugement contredit donc totalement la version des anthroposophes selon laquelle Grégoire Perra critiquerait l’Anthroposophie et les écoles Steiner-Waldorf mu par une animosité personnelle et un esprit de revanche.

C’est d’ailleurs la deuxième fois que les juges font ce constat, la première ayant été faite par la XVIIeme chambre correctionnelle de Paris lors de son jugement du 24 mai 2013, qui opposait également la Fédération des écoles Steiner-Waldorf à Grégoire Perra.

La deuxième attendu du présent jugement donne également pour argument à la relaxe de Grégoire Perra le motif que les faits qu’il mentionne dans son article “Mon expérience de la médecine anthroposophique” ne sont pas suffisamment précis pour constituer un délit de diffamation.

Ne voulant porter atteinte à personne en particulier, mais caractériser le fonctionnement général d’une dérive sectaire, Grégoire Perra dans son article a en effet bien pris soin d’occulter tout les éléments permettant d’identifier les situations, les personnes et les délits évoqués.

En ce qui concerne la plainte de Virginie Macé, le tribunal la rejette également en rappelant que les critiques de Gregoire Perra n’étaient pas assez graves à son encontre pour mériter d’être qualifiées de diffamatoires, puis éventuellement sanctionnées comme telles si sa bonne foi n’avait pas été reconnue.

Les motifs des plaintes sont cependant jugés recevables, raison pour laquelle Grégoire Perra n’a pu obtenir la condamnation des plaignants pour procédures judiciaires abusives.

Au-delà du détail de ce jugement, il faut considérer le fait que nous avons ici deux plaintes quasiment simultanées émanant de deux personnes différentes ayant comme par hasard le même avocat.

Trois, si l’on ajoute celle de la CNP MEP SMA contre Grégoire Perra au civil, toujours concernant le texte “Mon expérience de la médecine anthroposophique“, plainte également portée par Maître Grégory Thuan dit Dieudonné.

Cette conjonction de trois plaintes portées par le même avocat au même moment par trois personnes différentes du milieu anthroposophique sans liens apparents entre elles révèle simplement une chose : les différentes instances de l’Anthroposophie se sont coordonnées en France pour tenter de faire la peau juridiquement à leur principal détracteur et tenter de le ruiner financièrement en procédures, afin de l’obliger à retirer ses blogs.

Il s’agit là d’une grave tentative d’atteinte à la liberté d’expression par une instrumentalisation de la Justice !

Elles ont de plus ajouté à cela une campagne de diffamation publique portée et relayée par des individus comme Martin Bernard, Nicolas Tavernier, Sylvain Leser, Tristan Chaudon, Gilles Haeffelé, Emilien Vega, Pierre Bercut etc., visant à insulter, calomnier, diffamer, harceler, menacer physiquement Grégoire Perra.

Pour l’Anthroposophie en France, Grégoire Perra est donc véritablement devenu l’homme à faire taire, voire à abattre, par tout les moyens possibles : juridiques, psychologiques, médiatiques, financiers, etc.

Mais ce faisant, cette dernière a révélé son vrai visage, qui n’a rien à envier aux autres sectes pratiquant des méthodes analogues.

La Republique devra bien, un jour ou l’autre, condamner de telles pratiques.

Il n’est pas acceptable de laisser une dérive sectaire au multiples ramifications s’en prendre ainsi à un individu isolé qui ne fait que témoigner sincèrement de ce qu’il a vu et compris après trente années passées dans le milieu anthroposophique.

Les témoins des sectes devraient avoir droit à une bien meilleure protection.

Le délibéré de première instance en date du 1er octobre 2019 :

 

Les deux citations directes :

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