Mediapart : Les écoles Steiner-Waldorf, des établissements sous surveillance

L’article (et la vidéo) « Les écoles Steiner-Waldorf, des établissements sous surveillance » a été publié en Septembre dernier sur Mediapart, nous l’archivons ici ce jour.

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Selon le recensement de Mediapart, ces écoles, qui dispensent une pédagogie fondée sur la pensée de l’anthroposophe Rudolf Steiner, ont fait l’objet de soixante-dix inspections en vingt ans. Trois d’entre elles ont fermé leurs portes depuis 2021. La Fédération dénonce une « méconnaissance » de ses méthodes.

Samia Dechir

Peu connues du grand public, les écoles Steiner-Waldorf se présentent volontiers comme des établissements à la pédagogie alternative, de type Freinet ou Montessori. Ce que l’on sait moins, c’est qu’elles sont liées à l’anthroposophie, une doctrine ésotérique fondée par le penseur occultiste autrichien Rudolf Steiner.

D’après le ministère de l’éducation nationale, les écoles Steiner-Waldorf scolarisent un peu moins de 2 000 élèves en France, dans dix-sept établissements majoritairement hors contrat – cinq d’entre elles comptent cependant au moins une classe sous contrat. Ces écoles sont dans le viseur de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) depuis plus de dix ans.

Contacté par Mediapart, l’organisme juge la pédagogie Steiner « préoccupante quant à la transparence des références doctrinales […] et au respect du socle commun de connaissances ». Dès lors, on peut s’interroger sur la manière dont sont contrôlées ces écoles.

Des enfants tricotent dans une école Steiner-Waldorf. © Photo Vanessa Meyer / L’Alsace via MaxPPP

Ouvrir un établissement hors contrat est relativement facile en France. Pas besoin d’autorisation, mais d’une simple déclaration au recteur d’académie. Depuis 2018, la loi Gatel prévoit une inspection au cours de la première année d’exercice puis au cours de la cinquième année qui suit l’ouverture. Lors de ces visites, les inspecteurs et inspectrices vérifient, entre autres, que les enseignant·es ont bien les diplômes requis, veillent au respect de la sécurité des élèves, et s’assurent qu’on leur enseigne le socle commun de connaissances défini par le Code de l’éducation.

Des rapports d’inspection accablants

 

L’Éducation nationale semble surveiller de près les écoles Steiner-Waldorf. Mediapart a recensé pas moins de soixante-dix inspections en vingt ans, pour moins de vingt établissements. Le sociologue Pierre Merle, auteur de L’Enseignement privé (La Découverte, 2025), a analysé cent cinquante rapports d’inspection d’établissements privés hors contrat, réalisés entre 2018 et 2022, dont sept concernent des écoles Steiner-Waldorf.

Le résultat est sans appel : dans ces dernières, les inspecteurs et inspectrices ont relevé des manquements concernant l’évaluation des acquis, la progression des apprentissages et les activités scientifiques. 86 % sont pointées du doigt sur l’insuffisance, voire l’absence d’éducation aux médias, et 71 % jugées problématiques dans les représentations du monde véhiculées par les enseignant·es.

« Les écoles Steiner sont toutes pareilles, ce sont à peu près toujours les mêmes manquements », renchérit Pierre Merle. « En toute logique, si la réglementation était respectée, ces écoles devraient faire l’objet d’une fermeture », juge le sociologue. Dans les faits, trois écoles Steiner-Waldorf ont fermé au cours des dernières années : à Bagnères-de-Bigorre (Hautes-Pyrénées) en 2021, à Jurançon (Pyrénées-Atlantiques) en 2023 et à Resson (Meuse) en 2025.

 

Trois écoles Steiner-Waldorf fermées en cinq ans

La première école Steiner-Waldorf fermée sur décision des autorités françaises est celle de Bagnères-de-Bigorre, en août 2021, conséquence d’un rapport d’inspection qui pointait des manquements administratifs et pédagogiques de l’établissement. Trois ans plus tard, la préfecture des Pyrénées-Atlantiques a ordonné la fermeture administrative de la classe élémentaire de l’école Steiner-Waldorf de Jurançon. À la suite d’une inspection réalisée en 2023, la préfecture a considéré que l’établissement « méconna[issait] le droit à l’instruction obligatoire » et « ne permet[tait] pas d’amener les élèves […] à la maîtrise du socle commun de connaissances ». Privée de sa classe élémentaire, l’école, qui scolarisait une trentaine d’élèves, a décidé la fermeture totale de l’établissement.

À l’été 2025, une troisième école Steiner-Waldorf a définitivement fermé ses portes à Resson, sur décision de l’équipe pédagogique. Contactée par Mediapart, l’académie de Nancy-Metz a indiqué avoir mis en demeure l’établissement en juin 2025, concernant des « risques pour la sécurité physique et morale des élèves » et « l’insuffisance de l’enseignement dispensé ». D’après la Fédération des écoles Steiner-Waldorf, la directrice et une enseignante ont démissionné en raison de « contrôles à répétition » et d’une « inspection brutale ne permettant pas de se justifier ni même d’expliquer la progression dans les apprentissages ».

Interrogée par Mediapart, la Fédération des écoles Steiner-Waldorf regrette de ne pas avoir été contactée par le sociologue, et juge que son échantillon n’est « pas représentatif » (lire l’intégralité de ses réponses en annexes). Sa présidente, Lucie Iskandar, dénonce « l’arbitraire » des inspecteurs et inspectrices. Elle revendique un taux de réussite au baccalauréat de 95 % et assure que les écoles Steiner-Waldorf respectent pleinement l’enseignement du socle commun de connaissances, même si les élèves ne progressent pas forcément au même rythme que dans l’enseignement public.

 

Quels contrôles en cas de suspicion de dérives sectaires ?

 

D’après la Miviludes, « depuis 2024, l’État exerce une vigilance sur les pédagogies d’enseignement dans ces écoles », sur la « couverture vaccinale » ou encore la « transparence doctrinale ». Le ministère de l’éducation nationale assure également avoir reçu à propos des écoles Steiner-Waldorf « des signalements […] de plusieurs natures – de parents d’élèves, d’élèves, d’enseignants, des partenaires institutionnels… ». 

En cas de suspicion de dérive sectaire, les contrôles peuvent être beaucoup plus poussés que lors d’une inspection classique. Depuis 2012, chaque académie est censée disposer d’un·e référent·e de la mission de prévention des phénomènes sectaires, rattachée à la direction générale de l’enseignement scolaire. Ces référent·es ont la possibilité de procéder à des contrôles sur saisine, inopinés, avec une équipe d’inspection qui dispose de pouvoirs élargis.

Dans les années 2010, ce rôle a été attribué à Marie-Françoise Chavanne, doyenne des inspecteurs et inspectrices de l’académie de Versailles, qui a lancé entre 2013 et 2015 des contrôles d’ampleur dans plusieurs établissements privés hors contrat : écoles Saint-Pie X, Montessori, Steiner-Waldorf et écoles musulmanes. Des contrôles qu’elle qualifie elle-même de véritables « descentes ».

Dix ans plus tard, elle se souvient encore de celle de l’école Steiner-Waldorf de Verrières-le-Buisson (Essonne). « On est arrivés à 8 heures du matin, on était une dizaine d’inspecteurs. Ils ne voulaient pas nous laisser entrer, ils ont appelé leur avocat immédiatement. On a fait une expertise complète, on a fouillé les pupitres des élèves, les bibliothèques. On a mis au jour tous les manquements et toutes les dérives. Quand on a fouillé dans les cours, on a trouvé des contenus qui relevaient plus de la magie que du savoir, de l’ésotérisme », décrit-elle.

Des risques d’emprise

 

Son rapport de 2016 sur l’établissement de Verrières-le-Buisson alerte sur des risques de dérives : « Outre le constat des privations faites aux enfants de chances de s’instruire, nous considérons que les choix éducatifs observés et l’ignorance constatée sont plus propices à la perméabilité idéologique, à l’emprise qu’à la formation d’un esprit critique, instruit, cultivé, émancipé et libre, adhérant aux valeurs de la République », peut-on y lire.

« Cette critique n’a jamais été émise dans les rapports transmis à cet établissement », s’étonne Lucie Iskandar, de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf. « Les résultats des élèves sortants de cette école, leur capacité à exprimer leur pensée librement et à construire leur avenir vont totalement à l’encontre de ces propos », ajoute-t-elle, précisant que l’école de l’Essonne n’a jamais refusé d’inspection et est aujourd’hui toujours ouverte.

La loi Gatel est imparfaite. Elle doit évoluer, parce qu’elle est datée.  Stéphanie de Vanssay, conseillère nationale au syndicat Unsa Éducation

 

S’il est très facile d’ouvrir un établissement privé hors contrat, il est beaucoup plus difficile d’ordonner sa fermeture. Seule la préfecture est habilitée à le faire. Depuis 2023, dix-neuf fermetures provisoires ou définitives ont été prononcées, pour un total de 1 900 établissements privés hors contrat en France.

« Si on suit le processus normal, il faut trois ans pour fermer une école hors contrat, regrette Stéphanie de Vanssay, conseillère nationale au syndicat Unsa Éducation. ll faudrait un projet d’autorisation plutôt que de déclaration. On est plus exigeants pour l’instruction en famille, alors qu’une école peut ouvrir sans même présenter de projet pédagogique, ce qui paraît aberrant. »

L’une des difficultés repose sur la notion même de liberté pédagogique. Les établissements privés hors contrat ne sont pas tenus de suivre les programmes de l’Éducation nationale. Leur seule obligation en matière d’instruction est de permettre aux élèves une maîtrise du socle commun de connaissances à l’âge de 16 ans, sans que rien soit dit sur le rythme auquel elles et ils sont censé·es progresser.

« Ça coince beaucoup pour fermer sur des critères pédagogiques, regrette un inspecteur, sous couvert d’anonymat. On fait des recommandations, mais ça reste difficile. Il faudrait être plus coercitif sur le respect des étapes avant d’arriver au respect du socle commun à 16 ans. La loi Gatel est imparfaite, elle doit évoluer, parce qu’elle est datée. »

Mediapart : Les écoles Steiner-Waldorf, des établissements sous surveillance

 


Mediapart : Emprise, violences entre enfants, intimidations : les écoles Steiner-Waldorf sous le feu des critiques

L’article (et la vidéo) « Emprise, violences entre enfants, intimidations : les écoles Steiner-Waldorf sous le feu des critiques » a été publié en Septembre dernier sur Mediapart, nous l’archivons ici ce jour.

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Informations :

Année de sortie : 2025
Taille : 1,56 Go
Durée : 31:37
Qualité : 1080p
Format : MP4

Lien de téléchargement/streaming

 

Ces établissements, majoritairement hors contrat, sont pointés du doigt par d’anciens pensionnaires et leurs parents. La Fédération des écoles Steiner-Waldorf assure respecter pleinement le droit à l’instruction des élèves, et se défend de toute dérive sectaire.

Samia Dechir, Bérénice Gabriel, Laura Wojcik et Juliane Rolland

Peu connues du grand public, les écoles Steiner-Waldorf revendiquent une pédagogie alternative, plus respectueuse du rythme de l’enfant. Elles sont aussi liées à l’anthroposophie, un mouvement mondial fondé par le penseur occultiste autrichien Rudolf Steiner. Ses adeptes croient en l’existence d’un monde invisible, régi par des forces cosmiques.

Ces écoles privées, majoritairement hors contrat, sont pointées du doigt par d’anciens élèves et leurs parents. Mediapart a recensé au moins dix plaintes pour négligence, mise en danger d’autrui et agressions sexuelles entre enfants, à la suite de faits survenus dans des écoles Steiner-Waldorf.

L’Éducation nationale surveille de près ces établissements, dont trois ont été contraints de fermer depuis 2021, tout comme la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), qui appelle à la vigilance. Plusieurs familles assurent y avoir subi une forme d’emprise. La Fédération des écoles Steiner-Waldorf assure respecter pleinement le droit à l’instruction des élèves, et se défend de toute forme d’endoctrinement à l’anthroposophie.

 

 


Questions pour un chaudron #1 (par Alexandre Laser)

Après le succès de son premier article (Analyse de l’interview de Guy Chaudon (Président de la Fédération Pédagogie Steiner-Waldorf), Alexandre Laser vous propose un nouveau jeu : Questions pour un chaudron.


 

Lors de son interview fin 2022 au magazine Kaizen, Guy Chaudon, président de la fédération Steiner-Waldorf représentant les écoles Steiner en France s’indignait du fait que des journalistes et ou observateurs aient pu trouver que Steiner (créateur de la pédagogie éponyme) ait pu être taxé d’antisémitisme ou de racisme.

Cela a alors amené une réflexion dans ma tête : Est-ce que ce qui est intolérable pour la société (à savoir le racisme et l’antisémitisme) serait quelque-chose de normal pour l’anthroposophie en général ?

Alors laissons cet après-midi un peu les joyeuses pédagogies et regardons du côté de la branche alimentation de l’anthroposophie, j’ai bien sûr nommé la biodynamie.

J’ai donc tapé « association biodynamie vivre ensemble » dans Google et le premier site qui m’est arrivé sous le nez est le dénommé http://www.vivreencomminges.org/.

Il s’agit d’une association culturelle basée à Saint-André en France et qui se présente ainsi sur sa page d’accueil : « L’association Vivre en Comminges souhaite participer à la construction d’une humanité solidaire en créant une symbiose entre les environnements humain, naturel, et spirituel. »

Capture d’écran de l’index du site vivreencomminges.org.

 

Comme vous allez pouvoir le constater, cette association met en avant des textes profondément haineux de Rudolf Steiner qu’ils présentent comme un « modèle d’avenir ».

Si les associations écologistes font le lien entre biodynamie et antisémitisme pourquoi les journalistes ne le ferait-il pas ?

 

Alors, j’ai quelques questions pour Guy Chaudon :

  • Persistez-vous à affirmer que les journalistes auxquels vous reprochez de trouver que Rudolf Steiner serait antisémite auraient dit ça par pur dénigrement ?
  • Trouvez-vous normal que sous couvert d’écologie des associations fassent la promotion de la disparition du peuple juif ?
  • Apprenez-vous à vos élèves ce qu’est l’antisémitisme et sa représentation telle que Hitler, Steiner ou Dieudonné ?
  • Trouvez-vous normal que les maisons d’édition anthroposophes vendent des livres sans même un simple avertissement sur le contenu alors qu’il est obligatoire pour Mein Kampf ?

 

Parlons Biodynamie…

L’association dans son bulletin d’adhésion demande à ses nouveaux adhérents leurs centres d’intérêt tels que les biens environnementaux : la gestion des déchets, l’alimentation, la nature ou la botanique à côté de choses plus exotiques comme les « médecines naturelles » et surtout la bien religieuse biodynamie de Rudolf Steiner :

Bulletin d’adhésion de l’association Vivre En Comminges.

 

Aussi, le site est bien fait alors j’ai commencé à creuser un petit peu les différentes rubriques comme par exemple l’écoconstruction ou l’affaire Pechiney de Marignac pour ensuite aller regarder ce qu’il se dit sur la biodynamie, mais il faut en fait chercher au niveau de l’anthroposophie.

Notez que l’on a glissé sans vaseline ou que ça heurte qui que ce soit de biodynamie à anthroposophie.

Ainsi dans la page associée sur le site de «Vivre en Comminges» on trouve une page sur l’anthroposophie qui présente Rudolf Steiner sous le jour que préfèrent les adeptes de son culte : un puissant médium qui ne pouvait pas se tromper.

On notera d’ailleurs qu’il y est présenté comme semeur de « germes d’avenir afin de porter remède aux mots de notre temps ».

S’en suit une série de liens : les sites institutionnels des anthroposophes et celui de leur lobby européen pour défendre les intérêts de l’anthroposophie devant l’Europe (Eliant), puis des sites d’entreprises ou d’associations anthroposophes :

Capture d’écran du site « vivreencomminges.org ».

Parlons Anthroposophie…

Si je résume, lorsque l’on parle de biodynamie, ce site répond anthroposophie.

Il semble donc que pour les promoteurs de la biodynamie, il faille surtout faire la promotion de l’anthroposophie.

Comme je connais bien la plupart des liens, j’ai décidé de voir ce qu’ils ont sélectionné comme documentation pour les non-initiés. (lien Archive.org).

En effet, c’est important : Grâce à cet article et sa documentation, nous allons éprouver la sensation du nouvel adhérent initié à ce que représente la biodynamie pour ces défenseurs de l’écologie.

J’ai commencé par cliquer au hasard sur un des fichiers (sauvegarde Archive.org ici) :

Je rappelle avant tout propos que ce fichier est hébergé et mis en avant par l’association « Vivre en Comminges ». Il est exposé librement et mis à la vue de tous dans le cadre de la promotion de la biodynamie qui, comme on a pu le voir sur les bulletins d’inscriptions, est promue par cette association.

Quand une association vous balance un brûlot antisémite pour justifier la biodynamie.

Dans ce fichier, que je pensais être une apologie des bienfaits du potager pour le jardinier, j’ai trouvé à la place une conférence de Rudolf Steiner qui est tout simplement un déversement de haine antisémite qui dure neuf pages mêlant insultes, ignominie, abject et appel à la disparition du peuple juif.

Alors j’ai une question pour Guy Chaudon : est-ce que vous condamnez sans réserve ce livre de Rudolf Steiner ? Savez-vous que cela s’appelle un appel à la haine et à la discrimination ?

En voici quelques extraits :

« Créer un État juif c’est retourner de la pire manière dans la réaction et pécher contre toutes les exigences de notre temps en ce domaine. » :

 

« Un Juif ne sera pas facilement sculpteur ; il n’arrivera pas à grand-chose, il n’y est pas encore prédisposé. Il sera en revanche un excellent musicien, car la musique n’est pas imagée, elle ne donne pas d’elle une image extérieure. Tandis que vous trouverez facilement parmi les Juifs un grand nombre de musiciens, vous ne trouverez que très rarement un sculpteur, voire même un peintre ! Les Juifs peignent tout autrement que, par exemple, les chrétiens ou les non-chrétiens orientaux. La couleur n’a en somme pas d’importance sur une peinture faite par un Juif, ce qui compte chez lui, c’est le message que le tableau doit transmettre. La caractéristique essentielle de la judéité est l’absence d’image, l’expression exclusive des processus se déroulant dans le moi humain. » Rudolf Steiner :

 

« C’est ce qui se passe dans le judaïsme, ce qui est juif prend un caractère personnel. Les hommes doivent pourtant parvenir à reconnaître l’esprit en l’autre. Tout dans le judaïsme est encore dominé par le caractère racial, on s’y marie entre Juifs. Le judaïsme considère la race et non pas l’esprit. Et que faut-il répondre à cette question de la mission accomplie ou non du peuple juif dans le développement de la connaissance humaine ? Il l’a accomplie, car il fallait autrefois qu’un peuple particulier introduise un certain monothéisme. Mais aujourd’hui, c’est la connaissance spirituelle elle-même qu’il faut introduire. C’est pourquoi la mission du peuple hébreu a été accomplie. Cette mission en tant que telle n’est plus nécessaire aujourd’hui, dans la phase actuelle de l’évolution. La seule mission correcte du peuple juif serait aujourd’hui qu’il se mélange au reste de l’humanité. » Rudolf Steiner :

 

« D’un autre côté, c’est aussi pourquoi on établit une distinction partout où sont les Juifs, et qu’on leur attribue volontiers toutes sortes de méfaits dont on ignore les causes. Lorsque, dans une région où règne la superstition, on trouve un homme assassiné, on accuse le premier Juif mal aimé en disant que les Juifs ont besoin de sang humain en période de Pâques. Ces choses ne sont possibles que parce qu’on distingue les Juifs des autres gens, mais les Juifs ont beaucoup contribué à se distinguer des autres gens. Il est d’une urgente nécessité aujourd’hui, de quitter les aspects raciaux, les caractéristiques des peuples, et de promouvoir l’aspect général de l’humanité. » Rudolf Steiner :

« La ténacité du judaïsme est le signe que les diverses âmes des peuples étaient intervenues dans la formation du peuple juif. Il faut, dans les domaines les plus variés de la vie, un regard très exercé pour reconnaître l’élément juif chez une personne qui s’est mélangée aux autres, qui collabore avec les autres. Vous savez que l’homme d’État le plus célèbre du 19e siècle était juif. Les Juifs qui se sont mélangés aux autres ne s’en distinguent presque plus du tout. Le connaisseur reconnaîtra le style juif à une simple phrase prononcée, pour autant qu’elle ne soit pas seulement contrefaite. » Rudolf Steiner :

Essayons un autre document : La pensée de Rudolf Steiner au sujet de la France :

Bien dégoûté j’ai continué à zapper en cliquant cette fois sur le plus petit fichier disponible à l’adresse suivante (et ici chez archive.org).

Voici donc un titre bien engageant, qui plus est intéressant, car cette association est française et s’adresse à des Français.

Il s’agit d’un discours donné par Rudolf Steiner devant des professeurs Steiner-Walfdorf.

Voici quelques extraits :

« Ce que la France fait aujourd’hui est comme le sursaut, la dernière fureur – seulement dans l’histoire les dernières choses durent longtemps – la dernière fureur du couchant d’un peuple disparaissant du développement du monde. Ces considérations surgissent naturellement de la contemplation spirituelle, de l’histoire décadente, de la romanité déclinante des peuples d’Europe. » Rudolf Steiner.

Il dit en substance que les Français doivent disparaître, ça démarre fort pour quelque chose qui est censé vous convaincre que la biodynamie c’est de l’écologie.Je commence à me demander ce que veut réellement prouver l’association vivre en Comminges.

Rudolf Steiner ensuite appelle à se servir de ses écoles Steiner-Waldorf pour combattre et éliminer la langue française.

Il apparaît tout de suite plus clair pourquoi l’enseignement de l’allemand est aussi important dans cette pédagogie alternative.

« Ce renouvellement peut résider dans la compréhension que la communauté des professeurs apporte au caractère du français, afin qu’on ait conscience d’introduire, à vrai dire, un phénomène de décadence dans l’École. Cela ne doit pas être dit aux enfants, mais on se doit déjà d’être au clair sur la question. C’est clair, mais d’un autre côté il est absolument exclu que nous entamions, à partir des Écoles Waldorf, un combat pour l’élimination de la langue française. Pour des raisons externes, cela n’est pas possible. » Rudolf Steiner :

«C’est le cas pour les êtres humains, mais pas pour le langage, la langue française est déjà plus morte en tant que langue que ne l’était la langue latine au Moyen-Âge, au moment où elle était déjà une langue morte. Intérieurement vivait dans la langue latine, au moment où elle était langue d’église et latin de cuisine, plus d’esprit qu’il n’en vit aujourd’hui dans la langue française. Ce qui maintient la langue française debout, c’est la fureur, le sang des Français. La langue est à vrai dire morte et elle est parlée en tant que cadavre. » Rudolf Steiner :

En conclusion :

 

Je ne vais pas aller plus loin dans l’exploration de ce site, mais il semble assez clair que les documents mis en avant autour de la biodynamie ne sont pas en accord avec l’idée qu’une personne normalement constituée se fait de l’écologie.

Il est extrêmement inquiétant de manière générale qu’une association fasse la promotion de Rudolf Steiner, ça l’est encore plus quand on voit qu’elle le fait de manière consciente en mettant à disposition de tous et des enfants des textes d’une rare haine.

J’en conclus qu’il est clairement difficile de séparer la biodynamie de l’anthroposophie et que les personnes qui en font l’apologie savent très bien ce qu’elles font en intriquant l’antisémitisme comme soi-disant valeur écologique.

 

 


Cette analyse vous a été proposée par Alexandre Laser, un grand merci à lui.