#34c3 Jour 1 : Quelques images

Petit retour en images sur cette première journée du 34c3 qui se déroule à Leipzig.

En coulisses, le staff prépare les T-shirts et hoodies, ils seront disponibles demain dès 14 heures :

Première conférence de la journée : #WTFrance présentée par Agnès et Okhin de la Quadrature du Net.

Cette conférence aborde les problèmatiques du chiffrement en France, au niveau de l’évolution et des récentes lois liberticides :

Evolution des différentes lois liberticides au fil des années :

Petit best-of des citations d’hommes politiques sur le chiffrement et/ou internet :

Petite conclusion via des propositions de solutions :

Petit tour par le village associatif et le stand de TOR :

Puis petite conférence sur la situation d’internet et des réseaux de communication en Iran présentée par Mahsa Alimardani :


Yasmine Benzelmat, conseillère régionale ex-FN, suggère de mettre sur écoute des journalistes

Yasmine Benzelmat, conseillère régionale ex-FN, suggère de mettre sur écoute les journalistes de l’AFP pour trouver leurs sources :

Visiblement la liberté de la presse et le secret des sources posent toujours autant problème chez certains de nos politiques.

Pour information, en Juin dernier, dans la salle Maurice Ravel à Vélizy-Villacoublay lors d’un “meeting” pour les dernières éléctions législatives -où Yasmine Benzelmat s’était portée candidate sous l’étiquette FN-, elle avait affirmé -entres-autres – que la DGSE et la DGSI avaient fusionnées et avait plutôt du mal a répondre à des contradictions face à un petit jeune…


Quand des armes françaises se distinguent à l’étranger : NobelSport au Burkina

Il y a quinze jours, l’excellent Reflets.info documentait les activités à l’étranger d’un vendeur d’armes numériques français bien connu : Amesys/Nexa.

Aujourd’hui, intéressons-nous aux armes physiques dites “à létalité réduite”, commercialisées par une entreprise française également réputée dans son domaine : NobelSport.

Il s’avère que lors de la viste de Macron à Ouagadougou, il y a eu quelques affrontements entre des jeunes et la police.

Et savez-vous quelles armes à utilisé la police pour maintenir les jeunes à distance ?

La grenade lacrymogène NobelSport :

Ce qui est marrant avec «la démocratie», c’est que la France cherche toujours à en exporter les idées autant que les outils coercitifs.


Informations/Crédits photo :


Thierry Solère à la région : Un petit café et puis s’en va !

Visiblement il ne faut pas trop en demander à Thierry Solère, le créateur des “constructifs”.

Une petite signature, un petit café et puis s’en va, hop !

 

Cette technique avait déjà été abordée par “Complément d’Enquête” il y a quelques mois :

https://twitter.com/Cdenquete/status/839978447623585792/


Le nouveau gouvernement est en marche pour écraser la presse

A peine quelques semaines après la nomination du nouveau gouvernement, voilà deux attaques très claires contre la presse.

Dans l’article publié il y a deux semaines “Quand le nouveau ministre de la justice est lié à une organisation à caractère sectaire“, la question suivante était posée :

“Que ce passera-t’il si, demain, imaginons, les béatitudes font l’objet d’une enquête judiciaire pour des dérives sectaires par exemple ?”

Remplaçons maintenant le terme “les Béatitudes” par “le Modem”, terminons la phrase à “enquête judiciaire” et enfin faisons les accords nécessaires, cela donne :

“Que ce passera-t’il si, demain, imaginons, le Modem fait l’objet d’une enquête judiciaire ?”

Que ce passera-t’il si, demain, imaginons, le Modem fait l’objet d’une enquête judiciaire ? La réponse est donnée par Mediapart : Affaire du MoDem: François Bayrou a fait pression sur Radio France.

Vendredi 9 juin, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les salariés et les assistants parlementaires du MoDem.

Que se passe-t’il deux jours avant ?

Le garde des Sceaux & président du MoDem (François Bayrou) a téléphoné mercredi 7 juin à l’un des directeurs de Radio France, pour se plaindre d’une enquête journalistique sur les finances de son mouvement qui n’était pas encore passée à l’antenne.

Selon Mediapart, Le ministre de la justice François Bayrou, a téléphoné personnellement, mercredi 7 juin, au directeur de la cellule investigation de Radio France (commune à France Inter, France Info et France Culture) pour se plaindre en termes assez menaçants d’une enquête menée par des journalistes sur les contrats de travail des salariés et des assistants parlementaires de sa formation politique. Cette enquête a finalement été diffusée à l’antenne 48 heures plus tard.

Voici les propos du directeur de la cellule investigation de Radio France :

« Mercredi après-midi, je reçois un appel d’un numéro de portable que je ne connais pas, et je décroche, relate Jacques Monin. J’entends “Bonjour, François Bayrou à l’appareil”. Voici ce qu’il me dit en substance : “Des gens de chez vous sont en train de téléphoner à des salariés du MoDem, de les harceler de manière inquisitrice, et de jeter le soupçon sur leur probité. C’est inacceptable. Avec mes avocats, nous sommes en train d’étudier d’éventuelles plaintes pour harcèlement.” Je réponds à François Bayrou que la description qu’il me fait du travail des journalistes de la cellule investigation que je dirige ne correspond pas du tout à leur façon de travailler, que je n’ai pas à communiquer sur une enquête en cours de nos journalistes qui n’est pas passée à l’antenne, et que le harcèlement étant un délit pénal, je pouvais interpréter ses propos comme une pression malvenue. Je lui dis que si nous diffusons quelque chose, il sera bien sûr invité à s’exprimer. Il refuse, et me renvoie vers le secrétaire général du MoDem. »

Ce n’est pas tout !

Toujours selon Mediapart, la veille, (le Mardi 6 juin donc), François Bayrou avait déjà téléphoné à un journaliste du service politique de France Info pour demander qui était le responsable des journalistes de Radio France qui enquêtaient sur le MoDem, selon des sources internes.

Seconde affaire,

Mercredi, le quotidien Libération publie le document du ministère retraçant les pistes radicales de réforme du droit du travail envisagées par le cabinet de la ministre du travail.

  • Mercredi dernier, le quotidien Libération publie le document du ministère retraçant les pistes radicales de réforme du droit du travail envisagées par le cabinet de la ministre du travail.
  • Dans le même article, la ministre a confirmé que le document émanait de «quelqu’un de la direction générale du travail», mais déclaré qu’il ne «l’intéressait pas». Mardi soir, un communiqué de son ministère le jugeait aussi sans «valeur politique».
  • Toujours dans le même article, on apprend que sur RTL, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a quant à lui donné un autre statut au document, aussurant qu’il balayait «tous les sujets qui pouvaient faire l’objet d’une discussion avec les partenaires sociaux», mais n’était pas «la base législative sur laquelle le gouvernement veut travailler».
  •  Puis, hier, on apprend dans un article de France Info que le ministère du Travail a porté plainte après la publication dans la presse de documents sur la réforme du Code du travail (pourtant, ce même ministère avait démenti dans la foulée (CF les deux éléments ci-dessus). Pour un document censé n’avoir « aucun intérêt », selon la ministre du Travail, ces poursuites judiciaires sonnent un peu comme un aveu, Mediapart indique que les infractions visées étaient celles de «vol de document» et de «recel».Comme l’indique Mediapart, « Cette plainte sert en effet à envoyer un message clair aux fonctionnaires et autres syndicalistes tentés d’informer les journalistes sur les plans possiblement non avoués du gouvernement : les sources anonymes seront traquées et, si possible, punies. Une façon non seulement de contourner le droit de la presse, mais aussi de verrouiller encore plus la communication gouvernementale et de tenter de garder la haute main sur l’agenda politique et social, sans qu’une information alternative ne vienne perturber le processus qui se veut bien huilé ».
  • Comme l’indique Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération dans son billet, « la ministre du Travail a fait le choix du secret et de la répression judiciaire, au détriment de la transparence que les citoyens sont en droit d’attendre de leurs responsables ».

Cette plainte, contre X vise de manière très claire le quotidien Libération ainsi que sa source.

Document sur la prochaine loi travail : Soyons tous des receleurs !


Document sur la prochaine loi travail : Soyons tous des receleurs !

 

  • Dans le même article, la ministre a confirmé que le document émanait de «quelqu’un de la direction générale du travail», mais déclaré qu’il ne «l’intéressait pas». Mardi soir, un communiqué de son ministère le jugeait aussi sans «valeur politique».

 

  • Toujours dans le même article, on apprend que sur RTL, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, a quant à lui donné un autre statut au document, aussurant qu’il balayait «tous les sujets qui pouvaient faire l’objet d’une discussion avec les partenaires sociaux», mais n’était pas «la base législative sur laquelle le gouvernement veut travailler».

 

  • Puis, hier, on apprend dans un article de France Info que le ministère du Travail a porté plainte après la publication dans la presse de documents sur la réforme du Code du travail (pourtant, ce même ministère avait démenti dans la foulée (CF les deux éléments ci-dessus). Pour un document censé n’avoir “aucun intérêt”, selon la ministre du Travail, ces poursuites judiciaires sonnent un peu comme un aveu, Mediapart indique que les infractions visées étaient celles de «vol de document» et de «recel».

 

  • Comme l’indique Mediapart, “Cette plainte sert en effet à envoyer un message clair aux fonctionnaires et autres syndicalistes tentés d’informer les journalistes sur les plans possiblement non avoués du gouvernement : les sources anonymes seront traquées et, si possible, punies. Une façon non seulement de contourner le droit de la presse, mais aussi de verrouiller encore plus la communication gouvernementale et de tenter de garder la haute main sur l’agenda politique et social, sans qu’une information alternative ne vienne perturber le processus qui se veut bien huilé”.

 

  • Comme l’indique Laurent Joffrin, directeur de la publication de Libération dans son billet, “la ministre du Travail a fait le choix du secret et de la répression judiciaire, au détriment de la transparence que les citoyens sont en droit d’attendre de leurs responsables”.

Par conséquent,

  • En soutien à Libération et à ses sources, visées toutes deux par une plainte totalement absurde, anti-démocratique et dangereuse pour la liberté d’expression & d’information.
  • En soutien aux diverses pressions que subissent les médias par leurs directions (coucou Bolloré), ou par des politiques (coucou Bayrou).
  • En soutien à la liberté de la presse, et cela, dans le monde.

Il faut diffuser ce document.

Soyons tous des receleurs !

Dont acte.

Le document diffusé par Libération :


Ivre, le PS qui s’inquiète du texte sécuritaire de Macron

Ivre ou atteint d’une schizophrenie, le PS réagit à l’avant-projet de loi anti-terroriste :

Sauf que sur la période 2012-2017, période pendant que le PS était au pouvoir…

Repéré par Marc Rees.


Quand Jean-Michel Blanquer fricote… avec Sens Commun & SOS Education (+bonus)

Depuis quelques jours, un nouveau gouvernement s’est formé suite à l’élection d’Emmanuel Macron.

Le nouveau ministre de l’éducation se nomme Jean-Michel Blanquer.

Comme l’a très bien repéré le journaliste Thomas Messias, il s’avère que Jean-Michel Blanquer fricote donc avec Sens Commun à la rentrée 2015 :

Screen Thomas Messias.

Voici l’idée de cette manifestation :

Si vous avez un doute sur l’authenticité du screen, vous pouvez toujours vérifier le screen intégral de la page disponible ici, l’URL y est mentionnée.

Je pense qu’il n’est pas nécessaire de décrire Sens Commun, sa composition, ses liaisons ou ses idées.

Ce n’est pas tout !

Les Inrocks titre “En cachette, la sulfureuse association SOS Education efface tous ses liens avec le nouveau ministre de l’Education nationale” et indique que SOS éducation est une “sulfureuse association anti-avortement et proche de l’extrême-droite“, et selon Le Télégramme, une interview du ministre disparaît d’Internet ! Rien que ça !

Sauf que rien ne disparaît d’internet…

Voici l’interview du nouveau ministre de l’éducation à SOS Education :


Marine Le Pen lutte-elle contre le terrorisme et Daesh ?

Explusion des fichés S ou rétention dans des centres administrafifs fermés, immigration réduite à son “stricte minimum”, le programme du FN parraît ferme face à la menace en cours, mais qu’en est-il réelement ?

C’est assez simple : Absente à la fois lors du vote de la résolution sur le contre-terrorisme et lors de celui sur le renforcement des contrôles aux frontières :

Je te vois petit haineux à me dire “oui mais elle était pas présente blabla, les autres ils ont voté pour”, mais ce n’est qu’un élément.

L’autre élément pourrraît être drôle, s’il ne s’agirait pas de travailler avec une organisation terroriste.

Vous ne voyez pas de quoi je veux parler ?

C’est Mediapart qui nous l’apprend dans un article en date du 3 Mai dernier.

Quelques extraits :

C’est une information dont Marine Le Pen, qui a promis de lutter impitoyablement contre le terrorisme islamiste si elle était élue dimanche prochain à la tête de l’État, se serait sans doute passée dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle.

L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé des négociations secrètes avec l’État islamique, afin que le géant mondial du ciment poursuive son business en pleine guerre syrienne, est un fervent soutien de la cheffe de file du Front national (FN). Il fut notamment l’un de ses candidats lors des dernières élections municipales à Paris.

Son nom : Jean-Claude Veillard. Il est l’actuel directeur de la sûreté du groupe franco-suisse Lafarge/Holcim. Plusieurs documents et témoignages obtenus par Mediapart démontrent aujourd’hui son implication dans le dossier syrien et sa parfaite connaissance des tractations qui ont eu cours, en 2013 et 2014, entre la multinationale et l’État islamique (EI), auteur d’une vague d’attentats sans précédent en France en 2015.

 

Et devinnez quoi ?

Wallerand de St Just dément dans cet article des faits pourtant reconnus par Lafarge.

Que ce soit sur l’heure qui vous reste (dans les grandes villes) ou pendant les législatives, réfléchissez à deux fois avant d’aller voter.


Crédits article & images : Mediapart.

Remerciements (Jipounesques) : Nicolas Hénin <3


Brève : #MacronLeaks

Dans cette petite brève je vais parler de la forme et non du fond (aussi pour éviter d’être de nouveau convoqué par la maréchaussée) pour cela, je vais paraphraser quelques punchlines d’ami-es que j’ai trouvées sympa et qui résument totalement ma pensée :

Tout cela sans oublier les multiples articles disponibles sur Reflets et ici-même (c’est pas comme si c’était prévisible hein) :

Tout est bon dans le Macron (oupas).

Ivre, Macron parle d’internet