Le temple mormon du Chesnay accusé d’inonder ses voisins

INFO 78actu. Le temple mormon du Chesnay (Yvelines) est au cœur d’une procédure. Dans le voisinage, on l’accuse d’être à l’origine d’inondations en série.

INFO 78actu. Après avoir fait couler beaucoup d’encre au Chesnay (Yvelines), le premier temple mormon serait-il en train de noyer ses voisins ? Au sens figuré, il va sans dire.

La question se pose, alors qu’une procédure civile devrait bientôt être engagée auprès du tribunal.

Le temple mormon est situé le long du boulevard Saint-Antoine. De ce côté, c’est Le Chesnay. De l’autre, nous sommes à Versailles.

En 2011, l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours rachète le site, suite au départ d’EDF. Leur ambition est de créer le premier temple français. Il sera dédié à la célébration des sacrements. Il doit donc être d’envergure.

Entre les recours et les pétitions, les mormons patientent. Finalement, le permis est déposé et validé.

À 11 mètres de profondeur

À coup de millions d’euros, près de 80, la communauté fait ériger une immense bâtisse blanche. Sur une superficie de 44 000 m2, on trouve le temple, mais aussi un centre d’initiation à la généalogie, une hôtellerie, des jardins ou encore un parking privé souterrain.

Vendredi 7 avril 2017. Le temple ouvre ses portes pour la première fois. 

A lire aussi : Mitt Romney, ancien candidat à la Maison blanche, visite le temple

Gérald Caussé, évêque président des mormons, fait une déclaration. N’ignorant pas la tempête locale déclenchée par l’arrivée de son Église, il promet.

Vous pouvez compter sur nous pour être de bons voisins. »

Pour ériger leur temple, les mormons ont fait creuser très profondément ; jusqu’à 11 mètres. Et ils ont cuvé l’ensemble pour éviter toute infiltration d’eau.

En d’autres termes, ils ont créé un véritable bloc étanche.

Aujourd’hui, cette décision semble poser problème. Et c’est de l’autre côté du boulevard Saint-Antoine que cela se joue ; côté Versailles.

On y trouve des immeubles mais aussi quelques maisons individuelles. Les propriétaires de l’une d’elles n’en reviennent toujours pas.

« On a pompé de jour comme de nuit »

Ça a commencé le 30 juin 2015, dans la partie semi-enterrée de la maison, là où se trouvent notamment un bureau et une salle de bains. J’ai vu l’eau monter dans des proportions importantes. J’ai appelé le syndic, loué un aspirateur. On a pompé de jour comme de nuit. Par endroits, ça giclait carrément. »

Les premiers experts penchent pour une remontée de nappe, car aucune canalisation n’est endommagée. Les analyses de l’eau en attestent.

Une expertise en deux tomes

En décembre 2017, les résultats de l’expertise arrivent.

Elle met en cause la construction du temple mormon et surtout la cuve qui le protège des inondations. Elle agirait comme un barrage. Les puits drainant enfouis sous terre ne suffiraient pas.

Résultat, une nappe d’eau superficielle se serait carrément déplacée, traversant le boulevard Saint-Antoine pour se frayer un chemin côté Versailles. Et inondant du coup tout le quartier.

« Dieu retrouvera les siens »

La situation est telle aujourd’hui que notre voisin et nous avons fait construire deux puits très profonds avec des pompes qui tournent en permanence. Nous avons déjà dépensé près de 130 000 euros en travaux. En l’état, notre maison est invendable. Il faudrait aussi lui faire subir un cuvelage. L’opération coûte près de 440 000 HT pour six mois de travaux. »

Le couple pointe également du doigt l’attitude des mormons.

Ils se sont mis dans une position de déni face à la situation. Ils ont cherché d’autres coupables. Nous, nous sommes prêts à nous lancer dans une action au civil. Ce sera fait dès que les mormons auront publié leur expertise de réplique. Il y aura l’action en justice. Et ensuite, Dieu retrouvera les siens », annonce le couple, avec recul et humour.

Ce qu’en pensent les mormons


Contactée, l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours n’ignore pas la situation.


« Les premiers experts ont rendu leurs conclusions. Une contre-expertise a été demandée car rien n’est fondamentalement clair. S’il y a un désordre, cela concerne-t-il une seule personne ? Nous avons des doutes sur la relation de causes à effet. »


Et de poursuivre.
« C’est un dossier très technique. Mais nous allons essayer de trouver une solution. Nous ne sommes pas là pour accabler qui que ce soit. Pour autant, ce n’est pas parce que l’on vient frapper à notre porte que nous allons payer des dommages s’ils ne sont pas de notre responsabilité avérée. Nous verrons tout cela quand la justice se sera prononcée », prévient Frédéric Babin, directeur national de la communication.


« D’autres parties que nous pourraient aussi être impliquées, comme les sociétés qui ont fait les études lors de la construction du temple. Mais nous le redisons. Notre intention n’est pas de nuire à qui que ce soit. »François Desserre78actu

Lien vers l’article : Le temple mormon du Chesnay accusé d’inonder ses voisins


Rennes : un ancien gourou condamné à 15 ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles

LCI : Rennes : un ancien gourou condamné à 15 ans de réclusion pour viols et agressions sexuelles sur mineure :
JUSTICE – Gabriel Loison, fondateur de “L’Université de la nature et de l’écologie de la relation”, comparaissait vendredi matin aux côtés de son ex-compagne, Julie Baschet, à la cour d’appel de Rennes. L’homme avait été condamné en première instance à 10 ans de réclusion pour des faits de viols, agressions sexuelles ou encore corruption de mineure sur une jeune fille de 13 ans. Sa peine a finalement été alourdie à 15 ans de réclusion.
C’est lors de stages de spiritualité que Gabriel Loison, 77 ans, débutait son emprise sur ses victimes. Une emprise mentale qui les poussera à débourser des dizaines de milliers d’euros pour des stages, au Maroc, au Costa Rica ou à son domicile à de Saint-Brévin-les-Pins (Loire-Atlantique). Peu à peu, ses victimes, principalement des femmes, se laissent abuser mentalement puis sexuellement.
L’homme est l’ancien gourou des “Jardins de la vie”, répertorié comme secte par la commission parlementaire sur les sectes en 1995. Il a ensuite fondé “L’Université de la nature et de l’écologie de la relation”, présentée comme un collectif de recherche qui formait des “Maîtres de santé” via différents stages. L’enquête judiciaire évoque les membres de la secte comme persuadés d’être “appelés à sauver le monde”. L’homme interdisait toute vie sociale normale à ses disciples.

Le gourou “prescrivait” des relations sexuelles

C’est ce qu’a raconté à la justice une jeune femme de 20 ans, âgée de 13 ans au moment des faits. Les viols ont été commis alors qu’elle accompagnait ses parents, membres de l'”Université”, à un de ces stages à l’étranger. Gabriel Loison affirmait aux femmes de son culte qu’il “décelait un blocage” chez elles. Pour le régler, il leur prescrivait des relations sexuelles avec lui.
Il aura fallu des années avant que le gourou ne soit inquiété par la justice française. Il est arrêté en 2011 en Espagne, au retour d’un séjour au Costa Rica. Malgré de lourds souçons qui datent des années 1980, son premier procès n’aura lieu qu’en 2014. Condamné en première instance à 10 ans de réclusion pour des faits de viols, agressions sexuelles ou encore corruption de mineure, sa peine a été alourdie ce vendredi à 15 ans par la cour d’appel de Rennes.
C’est la première fois en France que la contrainte morale est retenue dans une affaire criminelle. C’est une décision significative en terme d’emprise mentale. Me Olivier Morice, avocat de la victime
Jugée “sous emprise morale totale” par les jurés, son ex-compagne, Julie Baschet, 43 ans, a été acquittée. Elle risquait une condamnation pour complicité. L’avocat des parties civiles, Me Yvon Chotard, se dit satisfait du verdict. “C’est la première fois en France que la contrainte morale est retenue dans une affaire criminelle. C’est une décision significative en terme d’emprise mentale”, a déclaré, satisfait, l’avocat de la victime.  

  20 Minutes : Viols et agressions sexuelles: L’ex gourou, Gabriel Loison, écope de quinze ans de réclusion en appel :

CONDAMNATION Il avait écopé de dix ans en première instance en 2014…

Peine alourdie pour Gabriel Loison. Cet ancien gourou, aujourd’hui âgé de 77 ans, connu comme le fondateur de « L’Université de la nature et de l’écologie de la relation », a été condamné en appel ce vendredi à quinze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour viols et agressions sexuelles sur mineure. En première instance, en janvier 2014, la cour d’assises de Loire-Atlantique avait décidé d’une peine de dix ans de prison pour des faits notamment de viols, agressions sexuelles ou encore corruption de mineure sur une jeune fille de 13 ans. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle avait été victime du gourou alors qu’elle accompagnait ses parents, membres de l’« Université », à un de ses « stages » à l’étranger.

« Un verdict qui satisfait complètement les parties civiles »

A l’issue de dix jours d’audience, à huis clos, l’avocat général Stéphane Cantero avait requis 15 ans de réclusion à l’encontre de Gabriel Loison. Il comparaissait libre après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire en décembre 2016. L’accusé avait aussi été condamné pour viols, agressions sexuelles et abus de faiblesse sur une victime majeure de 28 ans au moment des faits. « C’est un verdict qui satisfait complètement les parties civiles, elles souhaitaient que Gabriel Loison soit arrêté. Quant à l’acquittement (de l’ex-compagne) on y était favorable », a déclaré Me Yvon Chotard, avocat des parties civiles.

Obligation de suivi socio-judiciaire

La condamnation de Gabriel Loison a été assortie d’une obligation de suivi socio-judiciaire de trois ans avec une injonction de soins. Ce dernier, qui a déjà purgé cinq ans et huit mois de prison, va pouvoir demander une libération conditionnelle étant donné son âge avancé, a précisé son avocat, qui a dénoncé une peine injuste, « c’est excessif, disproportionné ». Gabriel Loison est l’ancien gourou des « Jardins de la vie », répertorié comme secte par la commission parlementaire sur les sectes en 1995. Il a ensuite fondé « L’Université de la nature et de l’écologie de la relation », présentée comme un collectif de recherche qui formait des « Maîtres de santé » via différents stages.  
  L’Express : Quinze ans de réclusion contre un ancien gourou, jugé pour viols : Rennes – Gabriel Loison, 77 ans, fondateur de “L’Université de la nature et de l’écologie de la relation”, a été condamné vendredi en appel à 15 ans de réclusion par la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine pour viols et agressions sexuelles sur mineure. Il avait été condamné en première instance en janvier 2014 par la cour d’assises de Loire-Atlantique à 10 ans de réclusion pour des faits notamment de viols, agressions sexuelles ou encore corruption de mineure sur une jeune fille de 13 ans. Aujourd’hui âgée de 20 ans, elle avait été victime du gourou alors qu’elle accompagnait ses parents, membres de l'”Université“, à un de ses “stages” à l’étranger. A l’issue de 10 jours d’audience, à huis-clos, l’avocat général Stéphane Cantero avait requis 15 ans de réclusion à l’encontre de Gabriel Loison. Il comparaissait libre après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire en décembre 2016. L’accusé avait aussi été condamné pour viols, agressions sexuelles et abus de faiblesse sur une victime majeure de 28 ans au moment des faits. Il comparaissait pour les mêmes faits devant la cour d’assises d’appel de Rennes, une nouvelle fois aux côtés de son ex-compagne Julie Baschet, 43 ans, qui a été acquittée.
C’est un verdict qui satisfait complètement les parties civiles, elles souhaitaient que Gabriel Loison soit arrêté. Quand à l’acquittement (de l’ex compagne) on y était favorable“, a déclaré Me Yvon Chotard, avocat des parties civiles.
– “demande de libération conditionnelle” – La condamnation de Gabriel Loison a été assortie d’une obligation de suivi socio-judiciaire de trois ans avec une injonction de soins. “C’est excessif, disproportionné, ce n’est pas une peine juste“, a pour sa part estimé Grégory Thuan Dit Dieudonné, avocat de M. Loison qui décrit son client comme “complètement abattu“. Ce dernier, qui a déjà purgé cinq ans et huit mois de prison, va pouvoir demander une libération conditionnelle étant donné son âge avancé, a précisé son avocat. Mme Baschet, l’ex-compagne de M. Loison, était poursuivie quant à elle pour complicité. Comme en première instance, le jury l’a acquittée, estimant qu’elle était sous l’emprise et la contrainte de Gabriel Loison.
“C’est une grande satisfaction d’autant que c’est la première fois en France que la contrainte morale est retenue dans une affaire criminelle. C’est une décision significative en terme d’emprise mentale”, a indiqué son avocat Me Olivier Morice.  
M. Cantero a demandé vendredi dans son réquisitoire son acquittement pour les faits sur la victime majeure mais sa condamnation pour complicité de viols et agressions sexuelles sur la jeune mineure et réclamé un à deux ans de prison avec sursis. Son avocat Olivier Morice a demandé l’acquittement de Mme Baschet, plaidant qu’elle avait agi sous la contrainte de M. Loison. Gabriel Loison est l’ancien gourou des “Jardins de la vie“, répertorié comme secte par la commission parlementaire sur les sectes en 1995. Il a ensuite fondé “L’Université de la nature et de l’écologie de la relation“, présentée comme un collectif de recherche qui formait des “Maîtres de santé” via différents stages. Gabriel Loison est actuellement visé par une autre procédure à Nantes dans laquelle il a été mis en examen pour viols, agressions sexuelles et abus de confiance sur quatre victimes majeures, dont son ex-compagne, Julie Baschet.  
  linfo.re : Viols-pédophilies : 15 ans de prison pour l’ex-gourou Gabriel Loison : En première instance, le fondateur de “L’Université de la nature et de l’écologie de la relation” avait été condamné à dix ans de réclusion en appel. La peine s’est clairement alourdie, une sentence qui a satisfait la partie civile.

Un ancien gourou pédophile en prison

Gabriel Loison, ancien gourou de la secte les “Jardins de la vie” et fondateur de “L’Université de la nature et de l’écologie de la relation”, a été condamné le vendredi 29 septembre à quinze ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur mineure. L’homme, aujourd’hui âgé de 77 ans, a comparu devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine. L’audience a duré dix jours à huis clos et l’avocat général avait requis cette peine de 15 ans de détention à l’encontre de Gabriel Loison. Ce dernier avait alors comparu libre après une remise en liberté sous contrôle judiciaire en décembre 2016. À LIRE AUSSI : Témoignages des protégées du gourou présumé de Saint-Louis

Abus de faiblesse et viols

En première instance (janvier 2014), le septuagénaire avait écopé d’une peine de dix ans de prison pour des faits de viols, agressions sexuelles ou encore corruption de mineure. La victime serait une jeune fille âgée de 13 ans au moment des faits et qui accompagnait ses parents, adhérents à l’”Université“, à un des “stages” du gourou à l’étranger. Dans cette affaire, l’homme a également été condamné à des faits d’abus de faiblesse sur une personne majeure de 28 ans à l’époque.

La peine de Gabriel Loison

Outre ses 15 ans de prison, Gabriel Loison est tenu d’une obligation de suivi sociojudiciaire de trois ans avec une injonction de soins. Il pourra demander une libération conditionnelle en raison de son âge avancé. “C’est un verdict qui satisfait complètement les parties civiles, elles souhaitaient que Gabriel Loison soit arrêté. Quant à l’acquittement (de l’ex-compagne), on y était favorable“, a déclaré Me Yvon Chotard, avocat des parties civiles. Pour sa part, l’avocat de l’ancien gourou a estimé que cette peine est tout simplement “injuste, excessive et disproportionnée.” Gabriel Loison est le fondateur de “L’Université de la nature et de l’écologie de la relation“, qui serait un collectif de recherche dans le but de former des “Maîtres de santé” par le biais de différents stages.  
  TVAnouvelles.ca : Un gourou jugé pour viols condamné à 15 ans de prison : Gabriel Loison, un gourou français de 77 ans, a été condamné vendredi à 15 ans de réclusion en appel à Rennes pour viols et agressions sexuelles sur mineure. Il avait été condamné en première instance en janvier 2014 à 10 ans de réclusion pour des faits notamment de viols et d’agressions sexuelles sur une femme de 28 ans au moment des faits et sur une adolescente de 13 ans. Aujourd’hui âgée de 20 ans, cette dernière avait été victime du gourou pendant qu’elle accompagnait ses parents à un des «stages» à l’étranger de «L’Université de la nature et de l’écologie de la relation», fondée par M. Loison. Après la plainte du grand-père de la victime mineure en décembre 2010, l’ex-gourou avait été interpellé en Espagne le 26 mars 2011, au retour d’un séjour au Costa Rica, puis remis aux autorités françaises. L’avocat général avait requis 15 ans de réclusion à l’encontre de Gabriel Loison, qui comparaissait libre à Rennes après avoir été remis en liberté sous contrôle judiciaire en décembre 2016. Son ex-compagne Julie Baschet, 43 ans, a été acquittée. «C’est un verdict qui satisfait complètement les parties civiles, elles souhaitaient que Gabriel Loison soit arrêté. Quant à l’acquittement (de l’ex-compagne) on y était favorable», a déclaré Me Yvon Chotard, avocat des parties civiles. «C’est excessif, disproportionné, ce n’est pas une peine juste», a pour sa part estimé Grégory Thuan Dit Dieudonné, avocat de M. Loison qui décrit son client comme étant «complètement abattu». Gabriel Loison est l’ancien gourou des «Jardins de la vie», répertorié comme secte en 1995. Il a ensuite fondé «L’Université de la nature et de l’écologie de la relation», présentée comme un collectif de recherche qui formait des «Maîtres de santé» via différents stages. Il est actuellement visé par une autre procédure à Nantes (ouest) dans laquelle il a été mis en examen pour viols, agressions sexuelles et abus de confiance sur quatre victimes majeures, dont son ex-compagne, Julie Baschet.  

Quand la secte scientologie distribue le chemin du bonheur dans Paris…

Le Chemin du Bonheur (The Way To Happiness en Anglais) est une association-écran à la secte scientologie, une petite recherche sur Google vous permettra de le voir très rapidement : Après avoir diffusé massivement leurs livrets de chemin du bonheur à St Denis mais également pendant l’euro de football qui s’est déroulé l’été dernier (via leur association écran “non à la drogue”) la secte scientologie continue l’opération de dissémitation de propagande sectaire en s’installant tranquillou Place de la bataille de Stallingrad le Samedi 23 Septembre dernier. Voilà qu’ils se sont mis à privatiser plus de cent-cinquante mètres carrés d’espace public afin de diffuser leur livrets. Afin de pouvoir financer cela, la scientologie a levé plus de 7400 euros via une campagne Ulule : L’équipe de rédaction serait curieuse de savoir si -entres-autres- la SACEM a bien touchée les 90 euros prévus. Visiblement, le maire du 19e n’a pas trop aimé cette privatisation, comme il l’a fait savoir dans un communiqué : Et Le Parisien en a fait un article : Paris : le flash mob des scientologues fait tousser le maire du XIXe : Paris : le flash mob des scientologues fait tousser le maire du XIXe La manifestation déclarée est prévue samedi après-midi sur la place de la Bataille-de-Stalingrad (XIXe). «Son caractère prosélyte (me) paraît difficilement contestable», estime François Dagnaud.
«L’Eglise de scientologie avance masquée» s’alarme le maire (PS) du XIXe François Dagnaud. La manifestation de la fondation internationale du Chemin du bonheur, une émanation de l’Eglise de scientologie, prévue samedi après-midi sur la place de la Bataille-de-Stalingrad (XIXe), a beau avoir été déclarée à la préfecture de police, elle n’est pas du goût de l’élu qui a fait part de son mécontentement dans un communiqué. « Je prends la liberté de rendre publique mon opposition catégorique à cette initiative dont le caractère prosélyte paraît difficilement contestable » souligne François Dagnaud, qui précise que la mairie du XIXe n’a délivré aucune autorisation pour ce « rassemblement statique ». La fondation annonce la tenue d’un flash mob et d’une exposition sur un espace de 150 m2 de la place Stalingrad dans le cadre d’une campagne baptisée « Paix et Tolérance ».

Un «faux-nez» de l’Eglise de scientologie 

Toujours selon l’élu, « personne ne peut raisonnablement douter que le Chemin du bonheur est un ’faux-nez’de l’Eglise de scientologie française, dont le caractère sectaire a été plusieurs fois démontré, jusqu’à une condamnation, en 2013, pour escroquerie en bande organisée ». Craignant un « trouble à l’ordre public », il demande à la préfecture de police de « réinterroger la sincérité de cette déclaration de manifestation revendicative ». Sur son site Internet, la fondation, basée en Californie, explique que sa mission est de coordonner la distribution mondiale du livret « Le Chemin du bonheur », écrit en 1981 par L. Ron Hubbard, fondateur de l’église de scientologie. « À ce jour, 87 millions de livrets ont été distribués en 97 langues et dans 174 pays » écrit la fondation. leparisien.fr
Cela n’a pas empêché cette manifestation d’avoir lieu. Le livret en question : Quelques mises en situation du Chemin du Bonheur : Afin de passer de la théorie à la pratique, rien de mieux qu’une petite mise en situation afin de schématiser les propos du livret : Comment faire plus en moins de temps, travailler deux fois plus vite en faisant deux fois moins d’efforts :   Conclusion : Faites ce que je dis ne faites pas ce que je fais.   Quelques photos :     L’équipe de rédaction vous propose une petite analyse du stand “Espace partenaire” : Il est 15H13 quand cette photo a été prise (soit à peu près à la mi-période de la manifestation) : Selon la page de financement Ulule la partie concernant la réception des commerçants est budgetée à hauteur de 50 €, et les frais de réception à hauteur de 250 € : Ah, et si la page serait ammenée à disparaître, on en a fait une sauvegarde ici sur Archive.org. Comme vous pouvez le remarquer, nous pouvons observer deux maigres grappes de raisin, cinq bouteilles, 9 sachets de thé de marque Lipton et quelques packs d’eau posés à même le sol à 1€20 l’unité, et comme vous pouvez le remarquer sur cette page, il s’agit de l’eau ayant le prix au litre le plus bas (13 centimes d’euros) : L’ensemble parraît très bas par rapport au budget prévu de 50 € et encore plus éloigné des 300 euros (réception des commerçants + frais de réception). Vu que visiblement la totalité du budget prévu n’a pas été dépensé, qu’a fait le Chemin du Bonheur (la scientologie) de cet argent ?     Une personne en civil était présente et semblait très bien connaître les protagonnistes en t-shirts bleu, serait-il un membre de l’OSA ? (le service de renseignement de la secte scientologie).

S’agit-il d’un membre de l’OSA ?

  La scientologie prennait tellement de place avec leurs livrets que les témoins de Jéhovah sont partis :

Place Stallingrad, une secte peut en cacher une autre.


Quand le nouveau ministre de la justice est lié à une organisation à caractère sectaire

Quand François Bayrou est proche de l’organisation des béatitudes… Pour ceux qui lisaient habituellement nos propos sur Twitter, on cognait pas mal sur les béatitudes, leurs dérives et les liens avec un homme politique plutôt connu : François Bayrou. Pour ceux qui ne nous lisaient pas habituellement sur Twitter, il n’est pas trop tard, car il n’est jamais trop tard sur les internets et ce billet de blog va nous permettre de développer davantage nos propos. Tout d’abord, les béatitudes c’est une organisation qui diffuse ce genre de choses : (Merci fsirjean pour la photo). Le site preventsectes dispose du contenu d’un magasine de l’UNADFI sur les béatitudes. En 2011, un article issu des Inrocks disponible sur le blog de l’avocat spécialisé en dérives sectaires Daniel Picotin expliquait les multiples dérives sectaires de cette organisation. Toujours en 2011, un reportage de Canal + (oui, ils faisaient de belles choses à l’époque, coucou Bolloré) expliquait les nombreuses dérives concernant cette communauté : Emprise mentale, pratiques sectaires, séances de guérisons et affaires de pédophilie, sans oublier les interprétations médicales de leur gourou ou de sa disparition très loin de la France… : Le reportage est interessant, mais, il le devient d’autant plus à partir de la 38e minute (lien direct) quand François Bayrou apparaît. Aujourd’hui François Bayrou est ministre de la justice. A-t’il toujours des liens avec cette communauté ? Que ce passera-t’il si, demain, imaginons, les béatitudes font l’objet d’une enquête judiciaire pour des dérives sectaires par exemple ? A méditer… Il n’y a pas de sous-entendu dans ce propos, cependant, il faut se poser les bonnes questions.

Temple Mormon du Chesnay : Les Mormons procèdent-ils à un fichage illégal ?

Dans l‘épisode précédent, on se demande si le système de vidéo-surveillance du temple est illégal.
Suite à notre visite au temple Mormon du Chesnay (l’article est disponible ici), le groupe de visite est invité à traverser les jardins afin de se rendre dans une salle au fond du temple, dans un autre bâtiment. Dans ladite salle, un petit dépliant est distribué afin d’inviter les visiteurs à faire part de leurs impressions sur la visite du temple et à y laisser leurs coordonnées. Le voici : En apparence, un banal dépliant, mais en y regardant de plus près… : On peut remarquer que “l’église Mormonne” demande à ses “prospects” leur religion. Sauf que cela est totalement illégal. Selon l’article 226-19 du code pénal, le non-respect de cette règle est passible d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende :
Le fait, hors les cas prévus par la loi, de mettre ou de conserver en mémoire informatisée, sans le consentement exprès de l’intéressé, des données à caractère personnel qui, directement ou indirectement, font apparaître les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou les appartenances syndicales des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre de celles-ci, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.
Les dérogations à ce principe d’interdiction sont limitativement prévues par la loi, et soumises à des conditions strictes que ne respectent pas l’organisation mormonne : En effet, “il est ainsi possible, lorsque cela est strictement nécessaire, d’enregistrer des informations “sensibles” avec l’accord écrit de la personne concernée ou lorsque celle-ci les a déjà révélées publiquement” : Sauf que ce n’est pas le cas car il n’y a pas d’accord possible ou de consentement exprès (autorisation avec mention/signature) sur ce dépliant. Tout comme la seconde dérogation : “les associations ou organismes à caractère religieux peuvent aussi tenir des fichiers concernant leurs membres et les personnes avec lesquels ils entretiennent des contacts réguliers” : Ce n’est également pas le cas puisque les personnes visées et remplissant ce dépliant ne sont pas mormonnes puisque comme indiqué ci-dessus, c’est après la visite pour les non-mormons que ce dépliant est remis, ensuite un ou deux contacts ne permet pas de démontrer la régularité des contacts éventuels. De plus, les règles de confidentialités (disponibles à l’adresse suivante) sont assez… spéciales : Là, c’est pour la collecte des informations :
“2. Utilisation des données à caractère personnel. Nous pouvons utiliser les données à caractère personnel que vous fournissez afin de (a) nous permettre de vous contacter, (b) répondre à vos demandes, (c) …”
Et là, c’est pour dire ce qu’ils peuvent faire avec vos informations :
“Nous pouvons également utiliser vos données personnelles à des fins internes, y compris à des fins d’audit, d’analyse des données, de résolution des problèmes du système et de recherche.”
Par conséquent, les dérogations mentionnées par la loi ne peuvent pas fonctionner. Et là, c’est pour dire que c’est compliqué de demander la suppression des données personnelles (l’adresse mail est en Anglais et l’adresse postale aux USA) :
“Si vous ou un tiers nous fournissez vos coordonnées personnelles et que vous souhaitez nous demander de ne plus être contacté par nous, vous devez suivre les procédures de désabonnement ou de retrait figurant sur le site, la lettre d’information, la notification électronique, etc. concerné(e).” Email :           DataPrivacyOfficer@ldschurch.org Fax :              1-801-240-1187 Adresse :       Service Données Personnelles                      50 E. North Temple St.                      Salt Lake City, UT 84150-0013  
  • Qu’en pense la CNIL de tout cela ?
  • Les Mormons procèdent-ils à un fichage illégal de la religion des gens ?

Temple Mormon du Chesnay : Le système de vidéo-surveillance est-il illégal ?

Comme on en parlait dans cet article, le temple Mormon du Chesnay est composé d’un parc -assez conséquent- de caméras de vidéo-surveillance. Dans ledit article, nous avons pointé le nombre démesuré de caméras et de détécteurs de mouvements dans les locaux. Aujourd’hui, focus sur le système de vidéo-surveillance : Sur les vingt caméras du site, quatre sont braquées à l’extérieur et financées par l’église à l’issue d’une convention signée avec la ville. L’entretien des caméras reste à la charge de la commune de même que le contrôle des images, et donc, de fait, la surveillance (du temple) est financée par l’argent des habitants de la ville du Chesnay. Les caméras renforcées filmant à 360° sont omniprésentes, toutes comme celles fixées sur de solides poteaux, orientées sur la voie publique et sans aucun panneau informatif concernant les mentions légales pourtant obligatoires (quid de la déclaration en préfecture ? à lire également ici). De plus, selon Patrick Bonnehon -élu d’opposition au Chesnay- , d’un point de vue technique, les Mormons pourraient détourner les images, il affirme ceci dans un article du Parisien : «Ce qui me gêne, c’est qu’ils puissent détourner les images car la fibre optique et les boîtiers se trouvent à l’intérieur de leur domaine privé» On en apprend plus sur le blog de son groupe d’opposition :
Mais, un autre détail beaucoup plus inquiétant est décrit dans la convention liant les Mormons à la Ville : les «switches» d’interconnexion entre les câbles du CSU et les caméras sont situés à l’intérieur du temple, sous armoire fermée, non accessible au personnel de la Ville, sauf à demander un accès 48 h avant, et avec la présence d’un adepte Mormon. De plus, des tronçons de câbles RJ 45, installés par les Mormons restent leur propriété, ce qui laisse la possibilité de détournement des images.
Ah, Comment détourner les images ? un petit switch sur le RJ45 et le tour est joué, pas bien compliqué hein… Dans cet article de 78 Actu, un nombre important d’élus d’opposition s’indignent contre cette pratique :
Pour Louis-Marie Soleille, l’affaire ne fait pas un pli. « C’est à eux de dépenser l’argent pour tout cela. Pas à nous. Vous leur offrez gratuitement un service public ! » Et Claude Meunier (Pour Le Chesnay, Ensemble à gauche) de renchérir : « Leur truc, c’est déjà Fort Knox et il faut encore surveiller leurs abords ? » Patrick Bonnehon (Le Chesnay Avenir), achève le tour de table. « Ce mouvement mêle religion et politique. Je vous mets en garde contre cette liaison dangereuse. Je vous encourage à ne pas négocier avec eux. »
Une chose est certaine, il n’y a aucun panneau informatif pourtant obligatoire informant la présence de caméras de vidéo-surveillance :
  • Il y a t’il atteinte à la loi de 1905 ? (concernant la surveillance (du temple) financée par l’argent des habitants de la ville du Chesnay).
  • La mairie du Chesnay a t’elle déposée une demande d’autorisation de ce système à la préfecture ?
  • Quid du droit d’accès (pour les simples citoyens) à la convention relative à la vidéo protection du domaine public aux abords du temple de l’Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours (Les Mormons) ?
  • Quid du droit d’accès aux images de vidéo-surveillance ? (ça va être difficile d’identifier le destinataire de la demande vu qu’il n’y a aucun panneau informatif pourtant obligatoire).
  Par conséquent, le système de vidéo-surveillance installé à proximité et sur le temple Mormon est-il illégal ?   EDIT NDLR 6/5/17 12H23 : Suite à la publication de cet article, nous avons obtenus quelques informations supplémentaires : La déclaration en préfecture : elle a bien été faite par la mairie, le préfet a été alerté et a indiqué que selon-lui, tout est légal dans la convention telle qu’elle est écrite (mais quid de la corrélation entre les écrits et l’infrastructure ?) La CNIL a été contactée, ils ont accusé réception en indiquant un délai de réponse de deux mois, vu les nombreuses sollicitations actuelles.

A mi-chemin entre big-brother et Salt Lake City : Visite du temple Mormon du Chesnay

C’est le printemps, il fait beau, alors nous avons décidé d’aller faire une petite promenade en équipe visiter le temple Mormon. L’organisation avait déjà prévue le coup : elle s’est amusée à diffuser sa propagande dans les boîtes aux lettres des communes limitrophes : Le temple est situé au Chesnay, dans les Yvelines tout près de Versailles et de son château, il est implanté en lieu et place de l’ancien bâtiment EDF, au 46 Boulevard Saint-Antoine : Pour le visiter, rien de plus simple : il suffit de prendre les navettes entre les gares et le temple que la secte à mis en place : Tout ce fatras est tenu par d’étranges “huissiers” (titre usurpé par des membres du staff de la secte). Oui oui, ils utilisent le terme “huissier” pour diriger les personnes qui désirent visiter le temple : La première chose qui frappe en arrivant à proximité, est le nombre de bus et véhicules provenant de pays étrangers, (principalement de Grande-Bretagne) garés sur plusieurs centaines de mètres aux alentours, les parkings publics avaient été privatisés (photo ci-dessus) ou bloqués (photo ci-dessous) : En effet, les mairies du Chesnay et de Versailles avaient pris leurs précautions : Un petit détail sur l’arrêté municipal de la ville de Versailles attire notre attention : La demande aurait été formulée par les Mormons (église de JC…), ce qui est assez étrange car selon cet article du Parisien, c’est la mairie qui est à l’origine de la demande : Jolie petite partie de ping-pong entre les Mormons et la ville de Versailles, en attendant, les riverains sont spectateurs… Vient ensuite la vidéo-surveillance : les caméras renforcées filmant à 360° sont omniprésentes, toutes comme celles fixées sur de solides poteaux, orientées sur la voie publique et sans aucun panneau informatif concernant les mentions légales pourtant obligatoires (quid de la déclaration en préfécture ? à lire également ici) :

Une visite sous très haute surveillance.

Sur les vingt caméras du site, quatre sont braquées à l’extérieur et financées par l’église à l’issue d’une convention signée avec la ville. L’entretien des caméras reste à la charge de la commune de même que le contrôle des images, et donc, de fait, la surveillance (du temple) est financée par l’argent des habitants de la ville du Chesnay. Commune dirigée par le très autoritaire et ex-porte-parole du mouvement homophobe la Manif Pour Tous : Philippe Brillault (il n’avait pas hésité à mettre la pression à des journalistes des nouvelles de Versailles afin d’avoir leurs sources). Aux abords immédiats du temple, les services de sécurité sont partout, oreillette et talkie-walkie, comme dans les films américains à petit budget. Visiblement sur les dents, ces derniers bougent de partout, comme si ils s’attendaient à recevoir une petite visite. Le jardin, très richement décoré, est raccord avec ce temple dont l’opulence fait grande impression sur les mormons venus de l’étranger, dans ce jardin, ça parle anglais quasiment partout, quelques membres mormons parlant français sont également présents. Plusieurs dizaines de familles mormonnes américaines sont venues afin de visiter le temple, il y a également quelques habitants des environs immédiats du temple, venus par curiosité (dans le groupe de visiteurs français). La visite des locaux est très codifiée : elle commence par le parking dans lequel de mini salles vidéos (classées par langues) ont étés mises en place : Les gens ont le droit à une petite projection très à l’américaine (on a l’impression de voir de la propagande scientologue classique), une vidéo pleine de bondieuseries et de bons sentiments, de lumières vives et de blancheur, avec des gens aux dents trop blanches, tellement souriants qu’on s’étonne qu’ils ne se décrochent pas la mâchoire. Chaque phrase a été longuement étudiée pour faire croire que les mormons sont très proches des catholiques (la comparaison apparaît de nombreuses fois), qu’ils sont de paisibles croyants, que l’important c’est la famille (le rabâchage fait penser au film Le Parrain), baptisant les morts pour les faire accueillir dans le royaume de dieu. Bref, de la pub assez simplette et mielleuse. Ensuite, les visiteurs enfilent des sur-chaussures (“pour ne pas salir le carelage & les tapis”) et se font montrer les différentes salles, sur fond de commentaires lus mécaniquement par le guide (ce dernier lisant un texte caché derrière une petite carte).

Deux de nos reporters équipés de leurs sur-chaussures.

Nos guides nous expliquent, entre deux pièces richement décorées, le but précis des recherches généalogiques entreprises par les membres de leur organisation :

Baptiser les morts, rien que ça.

Eh oui, la CNIL a autorisé les Mormons à numériser l’ensemble des fichiers d’état civil (à lire également ici et ici) à une organisation sectaire afin de pouvoir faire baptiser des cadavres.

Nous continuons le défilé des pièces à la décoration très fastueuse, sous le rabachâge monocorde de nos guides, comme le décrit un article de l’Obs.

Finalement, cette visite a été un mélange de propagande sectaire et d’exhibition de leurs moyens financiers.

Cela fait passer plusieurs messages :

  • Ils sont là pour rester.
  • Ils ont des moyens quasi-illimités.
  • Ils cherchent à capter un maximum de personnes aux revenus élevés et ayant des postes à responsabilité, élément central pour qu’une organisation sectaire puisse s’autofinancer, s’implanter durablement dans la société et dans la vie publique.
Visiblement, la secte a mis le paquet (80 millions d’euros sans compter les vols sur le chantier, à lire également ici) pour impressionner des Versaillais aux revenus élevés (c’est à lire ici et ici) et les gens aisés des environs (d’ailleurs les “missionnaires” mormons ont été faire le tour de toutes les villes alentours, villes qui font actuellement l’œuvre d’une véritable bataille de territoire entre sectes : porte à porte et diffusion de propagande à la sortie des gares devenu très fréquent par les jéhovahs et tractage de la Scientologie dans la rue et sur les véhicules dans les villes alentours de Versailles), il faut dire que l’appartenance à cette organisation vous impose de reverser 10% de vos salaires minimum (enfants y compris), au risque de subir pressions et discriminations au sein de la congrégation même (voir les nombreuses affaires qui ont éclaté aux Etats-Unis). Pour avoir accès au temple, d’après les dires de nos guides durant la visite, il faut réunir les conditions suivantes :
  • Détenir une recommandation à l’usage du temple en cours de validité. Pour obtenir une recommandation, un membre de l’Église passe un entretien spécial avec son évêque ou président de branche et avec son président de pieu ou de district avant de pouvoir aller au temple.
  • Avoir au moins douze ans.
  • Etre membre depuis au moins un an.
  • Posséder une carte d’accès.
Selon le site des mormons ” Ces dirigeants de l’Église posent des questions afin de déterminer si le membre possède un témoignage de l’Église, respecte les commandements, soutient les dirigeants de l’Église, respecte la Parole de Sagesse, paie la dîme et est honnête.” : On peut donc rajouter aux conditions d’accès au temple le paiement de 10% de vos salaires minimum (enfants compris). En bref, le temple mormon c’est surtout un hangar habillé de moulures et vitraux hors de prix (protégés par des vitres qui semblent renforcées) et d’un système de surveillance haut de gamme : détécteurs de présence partout (escaliers, couloirs, salles…) en bref, du bullshit à tout les étages et de l’opulence malsaine. Eh oui, les sectes, ça marche surtout par l’argent et le clinquant. On se demande toujours si l’église mormone a-t-elle modifié des textes afin de tromper ses adeptes et sympathisants en leur dissimulant des choses peu glorieuses ? Une chose est à peu près certaine, la polygamie est assez courante en Utah, et, comme l’explique cet article de Mariane, la femme est cantonnée à faire des enfants et soutenir son mari :

La femme est cantonnée à faire des enfants et soutenir son mari

“L’Eglise mormone porte atteinte à la liberté de penser, et instaure un contrôle de la vie privée de ses membres, alerte par exemple Marie Drilhon, présidente de l’ADFI, une association anti-secte oeuvrant dans la région de Versailles. Les enfants en sont les premières victimes.” “La famille est tellement importante pour nous”, confirme l’apôtre Neil Andersen. Dieu a tout prévu, même pour les plus jeunes. Le baptême se fait à partir de 8 ans tous sexes confondus, mais seul un homme peut devenir prêtre, dès 12 ans. Marie Drilhon détaille le quotidien des jeunes mormons : “Quand ils ne sont pas à l’école, ils passent la majeure partie de leur vie en réunions spirituelles, soit pour apprendre les préceptes mormons, soit pour d’autres activités de loisir avec les membres… L’essentiel de leur temps est consacré à l’Eglise.” La militante anti-secte reçoit beaucoup de témoignages peu reluisants. Une bonne partie provient de femmes étouffées par le rôle qui leur est assigné. Dans une Eglise où la famille a une place primordiale, la femme est reléguée à “faire des enfants et soutenir son mari”, au point de quitter son job. Et difficile de remettre en cause l’ordre établi.Si on se pose des questions, on vous pousse à trouver la réponse uniquement auprès des membres de l’Eglise, qui vont tout mettre en oeuvre pour vous faire revenir dans le droit chemin.” Au moindre doute, les membres culpabilisent. Dans une religion où tout est basé sur l’affectif, il est d’autant plus dur d’en sortir.”

Les homosexuels ne sont pas les bienvenus

Une forme de contrôle pervers qui s’étend, comme pour de nombreuses religions, jusqu’à l’orientation sexuelle. Aux Etats-Unis, une série de révélations sur l’Eglise mormone a permis de faire fuiter leur nouvelle politique : les couples gays sont des apostats, et les enfants de couples homosexuels sont interdits de devenir membres avant 18 ans et leur départ du foyer familial. Gay et mormon, l’impossible équation ? “On les respecte et on les aime” se défend le dir’ com’ des mormons, Dominique Calmels. “Mais on lit la Bible : nous ne serons pas homosexuels. Un homosexuel ne rentrera pas dans le temple.” Horreur ! Il n’y a pourtant qu’au temple qu’on célèbre les “ordonnances éternelles” comme le baptême permettant de sauver son âme pour accéder au paradis. Reste une ultime solution : l’Eglise baptise à tour de bras les personnes déjà mortes. Mais cette fois, l’orientation sexuelle n’est pas un critère de sélection, assure Dominique Calmels. Au prix de n’offrir aux gays que la mort pour salut.