Fédération-Pédagogie Steiner-Waldorf en France : Compte-rendu de la commision gestion finances en date du 16/11/19

Nous publions à présent un nouveau document interne de la pédagogie Steiner-Waldorf et de l’anthroposophie. Il s’agit d’un compte-rendu des trésoriers des écoles Steiner-Waldorf, envoyés à toutes les écoles par la Fédération des écoles Steiner-Waldorf.

Ce document interne est intéressant en ce qu’il révèle les préoccupations et la manière de travailler des écoles Steiner-Waldorf, ainsi que la manière dont elle pense sa relation au public.

Il est par exemple assez effrayant de voir la manière dont sont relatées en interne les affaires d’agressions et d’attouchements sexuels entre enfants a l’école de Verrières le Buisson, revelés par les articles de Margaux Duquesne (à lire ici), et Bartolomé Simon dans le Parisien 91.

On s’aperçoit que les faits relatés ne sont pas du tout envisagés ni traités comme ils devraient l’être, c’est à dire pensés au regard de leur caractère récurrent et systémique dans les écoles Steiner-Waldorf, mais déplorés au regard du scandale que cela provoque dans la presse “qui en fait ses choux gras”.

Plutôt que de se poser des questions sur ce qui est dysfonctionnel dans la pédagogie Steiner-Waldorf pour que ce genre de comportements criminels se reproduisent si souvent (d’autres écoles que celle de Verrières ayant été impactées, y compris dernièrement), les éminents représentants de la pédagogie Steiner-Waldorf ne pensent qu’à une chose : accuser la presse de les révéler et de gagner de l’argent sur ces révélations, comme si un organe de presse comme Le Parisien avait réellement besoin de tels scandales pour exister.

L’académie de Versailles soutient-elle une école Steiner où il y a eu trois affaires d’agressions sexuelles ?

On notera également ce qui semble être le rôle ambigüe et problématique du Rectorat de Versailles dans cette sombre affaire.

 

En effet, à en croire ce document, celui-ci aurait prodigué des conseils et même du soutien à l’école de Verrières le Buisson, lui conseillant de ne plus répondre à la presse.

A ce propos, nous avons tenté de prendre contact avec l’académie de Versailles afin d’obtenir leur confirmation, mais leur formulaire de contact ne semble pas être fonctionnel, en plus de ne pas être sécurisé en ne proposant pas le HTTPS (nous sommes en 2020…).

Confronté à de telles révélations dans la presse, le rôle de l’académie devrait être en priorité de protéger les enfants et non de donner des conseils pour protéger cette institution privée sous contrat des mauvaises retombées médiatiques.

Il convient donc de s’interroger sur les liens passés et présents entre les écoles Steiner-Waldorf du 91 et du 78 avec l’académie de Versailles, liens qui semblent garantir à ces institutions la poursuite de leur mise sous contrat d’association avec l’Éducation Nationale en dépit de la suspicion de dérives sectaires dont on peut légitimement les suspecter.

Il paraît à cet égard utile de rappeler que chaque Rectorat possède un correspondant de la MPPS, laquelle est censée surveiller les dérives sectaires au sein de l’Éducation Nationale.

On peut se demander ce que cette cellule a fait depuis la révélation de ces affaires en septembre.

Par exemple, si des enquêtes de l’Inspection Générale ont été diligentées, comme cela aurait dû l’être, ou non, ce qui laisserait présager pour ces écoles liées à l’anthroposophie une certaine et incompréhensible impunité.

On remarquera également l’obsession récurrente de la Fédération des écoles Steiner-Waldorf pour le blog de Grégoire Perra, mentionné à plusieurs reprises dans ce document.

Comme si le plus urgent pour cette institution était d’abord et avant tout de faire fermer ses blogs, plutôt que de traiter les problèmes internes dramatiques comme les agressions entre élèves.

En effet, le document fait mention des mesures à prendre lorsque de tels faits d’attouchements et d’agressions sexuels entre élèves sont découverts.

Ce qui signifie qu’avant la date de parution de ce document, ces consignes élémentaires et normalement connues de tout les établissements normaux n’avaient été ni formulées ni rappelées aux écoles Steiner-Waldorf par leur Fédération, alors même que plusieurs articles de Grégoire Perra dénonçaient la récurrence de ces faits gravissimes depuis plusieurs années.

Nous voyons donc bien où est la priorité de cette Fédération, à savoir de faire des procès et diffamer celui qui pointe du doigts leurs graves dysfonctionnements, plutôt que de chercher de vraies solutions pour que ceux-ci ne se produisent plus.

Tout ceci révèle définitivement une effrayante irresponsabilité, tant professionnelle que morale.

Le document :


Nouvelles de la vie anthroposophique en Suisse – Partie 5 : 2014

Nous publions maintenant la cinquième partie des Nouvelles de la vie anthroposophique en Suisse.

Ces documents réservés aux seuls membres et diffusés en interne sont intéressants à plus d’un titre :

  • Tout d’abord, ils permettent de juger dans leur ensemble de la tonalité religieuse de l’anthroposophie, présentée pourtant à l’extérieur par les adeptes comme une démarche rigoureuse et scientifique.
  • Ensuite, ces documents permettront au public de mieux cerner le double langage des anthroposophes en mesurant l’écart entre ce qu’ils écrivent en interne et ce qu’ils disent en externe (au public).

Par exemple, quand des médecins anthroposophes s’expriment en interne, on remarquera leurs discours anti-vaccins et même anti-antibiotiques, alors qu’ils se gardent bien de tenir de tels propos dans les médias.

De plus, ces documents permettront de surveiller les mouvements des membres et de savoir qui est officiellement anthroposophe.

Ainsi, Charles le Goff, enseignant à l’école de Verrières-le-Buisson pendant un an alors qu’il tenait des propos racistes et délirants sur sa chaîne YouTube a pu être identifié comme membre actif de la Société Anthroposophique en France grâce à la consultation des Nouvelles.

De même, ces documents internes permettront à tout chercheur désireux d’étudier cette dérive sectaire de se familiariser avec sa rhétorique, son vocabulaire, sa manière de s’exprimer dans le cercle clos des adeptes et de mesurer combien ce jargon touffu provoque leur enfermement mental et sociétal.

Enfin, bien qu’il faille tenir compte du fait que même dans les Nouvelles les dirigeants de l’Anthroposophie ne disent pas tout où s’expriment en langage volontairement voilé, ces documents permettront de mieux deviner certaines stratégies ou intentions.

Précision : Certains documents ont été OCRisés, il est courant que certains caractères/mots apparaîssent avec une autre police de caractères.

Nouvelles de la vie anthroposophique en Suisse – Partie 5 : 2014 :

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Médecine anthroposophique : Document universitaire en anglais sur les chocs avec pertes de conscience suite aux injections de gui au CHU de Strasbourg

Le document que nous publions ici concerne le traitement du cancer par le gui de la médecine anthroposophique.

En effet, des médecins du CHU de Strasbourg ont publié en 2001 un article décrivant des chocs anaphylactiques importants consécutifs à l’injection de Gui (mistletoe) pour lutter… contre le cancer.

Trois patients ont débarqué en réanimation, avec hypotension importante et perte de conscience pour deux d’entre eux.

L’une des signataires de l’article, la professeur de pneumologie Marie-Christine Kopferschmitt-Kubbler semble être l’ex du Pr. Jacques Kopfershmitt, qui cautionne aujourd’hui honteusement le DU de M. Robery Kempenich à l’Université de  Strasbourg.

En effet, pour créer un D.U., il faut un responsable administratif, professeur titulaire de l’université, et puis un responsable des enseignements.

Ce document montre ainsi que non seulement le traitement anthroposophique par le gui est inefficace pour soigner le cancer, comme l’a révélé le reportage de Complément d’enquête sur France 2, mais qu’il peut se révéler être très dangereux.

Le document :


Charlie Hebdo : Médecine anthroposophique : Esotérisme à la FAC

22 JANVIER 2020 – CHARLIE HEBDO N°1435

Médecine Anthroposophique : ÉSOTÉRISME À LA FAC par Antonio Fischetti

L’université de Strasbourg dispense des formations de médecine anthroposophique. Basée sur de fumeux concepts ésotériques, cette médecine conduit notamment à soigner le cancer par des injections de gui fermenté.

Une dangereuse infiltration de spiritualisme occulte dans ce qui devrait être un temple de la pensée rationnelle.

Il existe toutes sortes de façons bizarres se soigner. Certains ingurgitent des granulés à l’eau de rinçage de vessie de putois, d’autres préfèrent les cataplasmes de potiron, et d’autres encore les yaourts au sperme d’abeille.

Que ce genre de pseudo-thérapies soient véhiculées par des groupes plus ou moins perchés, on a l’habitude. Mais qu’elles le soient au sein d’universités publiques, c’est nettement plus inquiétant. Et pourtant, dans le cadre de la formation continue à l’université Strasbourg, on peut suivre des cours de médecine anthroposophique, appliqués – notamment- à l’oncologie et la rhumatologie.

Le site de l’université vante la médecine anthroposophique, au motif qu’elle « propose un élargissement de la médecine universitaire sur laquelle elle se fonde, en intégrant dans sa démarche les niveaux biologiques, psychologiques et spirituels de l’homme ».

Pour apporter un peu de lumière dans ce ténébreux tunnel, faisons connaissance avec l’anthroposophie. C’est une doctrine ésotérique et spirituelle élaborée par l’autrichien Rudolph Steiner à la fin du 19e siècle.

Elle prétend être une « sagesse de l’homme » – signification littérale de la dénomination- proche de la nature.

Mais l’anthroposophie n’est pas qu’une théorie, elle a aussi des applications très concrètes, par exemple dans l’éducation (avec les fameuses écoles Steiner, régulièrement pointées pour leurs dérives sectaires), ou l’agriculture (la biodynamie, basée sur de mystérieuses influences planétaires).

Mais ce n’est pas le sujet.

Juste pour avoir un aperçu du gloubi-boulga anthroposophique, écoutons Grégoire Perra, l’un de ses plus farouches opposants à ce mouvement.

Il sait de quoi il parle, puisque ses parents l’ont placé dans une école Steiner quand il était gosse, et qu’il a longtemps enseigné dans l’une d’elles, avant de prendre définitivement ses distances et depuis, de dénoncer farouchement cette pseudo-sagesse (ce qui lui a valu plusieurs procès).

Bref florilège, donc, rapporté par Grégoire Perra : « les anthroposophes disent que les femmes ne doivent pas se couper les cheveux trop courts, car cela développerait leur agressivité… Ou encore que les taches de rousseur seraient le signe que vous avez été un idiot dans votre vie antérieure…. Et qu’il ne faut pas trop se laver pour ne pas user nos forces éthériques »…

Que peuvent donner de telles élucubrations dans le domaine médical ?

Comme on peut s’en douter, les médicaments classiques sont proscrits. D’abord, on ne soigne pas tout court. Ou alors, on se soigne tout seul. Dans l’anthroposophie, la maladie est vue comme message divin lié au karma. Si vous tombez malade, il faut voir cela comme une « bénédiction » qui vous aidera à vaincre vos péchés.

Empêcher la maladie de s’exprimer, c’est entraver le processus karmique, et augmenter le risque d’avoir des problèmes encore plus graves dans une vie future. Pour les anthroposophes, poursuit, Grégoire Perra, la maladie permet « une forme d’amélioration de son être profond.

Le médecin anthroposophe ne cherche donc pas tant à guérir son patient de ses maladies que de lui permettre une sorte de salvation et d’élévation de son âme ».

Dans ce contexte, on ne s’étonnera pas que la vaccination soit peu appréciée. Officiellement, les médecins anthroposophes ne s’y opposent pas frontalement, mais Grégoire Perra rectifie le discours de façade : « ils disent qu’ils sont plus opposés à la vaccination, mais concrètement j’en ai vu faire de faux certificats de vaccination ».

Dans la même logique, les antibiotiques sont également bannis, car ils entravent le karma, « et autant que possible, il faut aussi éviter la chirurgie ».

Les médecins anthroposophes tolèrent cependant l’homéopathie, « car ils disent que cela peut susciter l’autoguérison ». Grégoire Perra souffrait de bruxisme, un trouble qui se traduit par un grincement nocturne des dents : « je suis allé voir un dentiste anthroposophe, il m’a dit de masser les mollets tous les soirs car les dents sont des réincarnations des pieds et des jambes ».

Au cours de ses années passées dans ce milieu, Grégoire Perra a pu être témoin de toutes sortes de prescriptions farfelues. Par exemple, ce médecin, « qui prescrit à une personne atteinte d’une grave dépression, de manger des salades spécialement broyées avec une machine venue d’allemagne coûtant plus de 500 euros ». Ou cet autre, qui pour « soigner » un enfant atteint d’une otite sévère, lui demande « de se mettre des oignons frits dans l’oreille »

Pour les cas plus sérieux, comme le cancer, les anthroposophes ont un remède miracle : le gui. Précisément, il s’agit d’extraits de gui blanc fermenté, qui sont injectés près des tumeurs. Pourquoi le gui ? A priori, pourquoi pas, il est vrai que de nombreuses plantes ont des propriétés médicinales.

En plus, le gui a un petit côté druide sympa, Astérix et Panoramix quoi. Sauf que dans la théorie anthroposophique, l’intérêt du gui est purement ésotérique.

L’être humain aurait un « corps physique » – ça, d’accord- mais au dessus de celui-ci, un « corps éthérique » associé au végétal… et encore un autre « corps astral » associé, lui, à l’animal. L’éthérique contribuerait à une prolifération anarchique de la vie, l’astral aurait l’effet inverse….

Et le gui serait un être à la fois végétal et animal (on ne voit pas d’où ça sort), c’est pourquoi il aiderait à combattre le cancer. Ce qui est sûr, en tout cas, c’est qu’on barbote dans la mélasse occulte.

Cela dit, la théorie pourrait être fumeuse, et le produit néanmoins efficace. Admettons. Mais il faudrait le prouver. De nombreuses études scientifiques ont été menées sur l’effet potentiel du gui sur le cancer.

Certaines d’entre elles – on peut penser qu’elles sont signées par des médecins anthroposophes – concluent à des effets positifs du gui… mais l’immense majorité d’entre elles, montre une absence totale d’effets.

Si la médecine anthroposophique n’était qu’un placebo, passe encore. Cependant, le problème de ce genre de thérapies, c’est qu’elles détournent généralement les patients des vrais traitements. Le « en plus de », devient vite « à la place de ».

Sur le site de l’université de Strasbourg qui présente la formation de rhumatologie anthroposophique, on peut d’ailleurs lire qu’elle permet « de diminuer voire d’éviter les traitements conventionnels ». Mais le plus souvent, c’est le double discours qui prédomine, précise Grégoire Perra : «quand ils sont critiqués, les médecins anthroposophes disent qu’ils n’apportent qu’ un complément. Mais avec leurs patients, ils laissent entendre que cela peut suffire.

Je connais des gens qui avaient un cancer et qui ont abandonné leur traitement classique pour se soigner avec la médecine anthroposophique, et ils en sont morts ».

Le Conseil national de l’ordre ne reconnaît pas la médecine anthroposophique, et il a déjà sanctionné deux médecins qui prescrivaient des injections de gui fermenté à des patients atteints de cancer. Mais alors, pourquoi ne condamne-t-il fermement pas les formations de médecine anthroposophique dans une université publique ? Il nous répond que « ce n’est pas du ressort du conseil de l’ordre, car les universités sont autonomes et peuvent délivrer les cours qu’elles veulent ».

Il faut ajouter qu’à raison de plus de 1000 euros par stagiaire et par semaine, les formations de médecine anthroposophique doivent représenter un apport financier non négligeable pour la fac de Strasbourg.

Mais au-delà de tous arguments, c’est aussi une affaire une affaire de principes. Même si la médecine avance souvent par tâtonnements, elle se doit d’être basée sur une démarche rationnelle et l’apport de preuves.

Qu’une fac dispense des cours de médecine anthroposophique, cela contribue à brouiller les repères entre Raison et pensée magique. On a pas besoin de ça, surtout dans le contexte actuel, où la pensée rationnelle recule de plus en plus devant les délires obscurantistes.

Antonio Fischetti


Nouvelles de la vie anthroposophique en Suisse – Partie 4 : 2013

Nous publions maintenant la quatrième partie des Nouvelles de la vie anthroposophique en Suisse.

Ces documents réservés aux seuls membres et diffusés en interne sont intéressants à plus d’un titre :

  • Tout d’abord, ils permettent de juger dans leur ensemble de la tonalité religieuse de l’anthroposophie, présentée pourtant à l’extérieur par les adeptes comme une démarche rigoureuse et scientifique.
  • Ensuite, ces documents permettront au public de mieux cerner le double langage des anthroposophes en mesurant l’écart entre ce qu’ils écrivent en interne et ce qu’ils disent en externe (au public).

Par exemple, quand des médecins anthroposophes s’expriment en interne, on remarquera leurs discours anti-vaccins et même anti-antibiotiques, alors qu’ils se gardent bien de tenir de tels propos dans les médias.

De plus, ces documents permettront de surveiller les mouvements des membres et de savoir qui est officiellement anthroposophe.

Ainsi, Charles le Goff, enseignant à l’école de Verrières-le-Buisson pendant un an alors qu’il tenait des propos racistes et délirants sur sa chaîne YouTube a pu être identifié comme membre actif de la Société Anthroposophique en France grâce à la consultation des Nouvelles.

De même, ces documents internes permettront à tout chercheur désireux d’étudier cette dérive sectaire de se familiariser avec sa rhétorique, son vocabulaire, sa manière de s’exprimer dans le cercle clos des adeptes et de mesurer combien ce jargon touffu provoque leur enfermement mental et sociétal.

Enfin, bien qu’il faille tenir compte du fait que même dans les Nouvelles les dirigeants de l’Anthroposophie ne disent pas tout où s’expriment en langage volontairement voilé, ces documents permettront de mieux deviner certaines stratégies ou intentions.

Précision : Certains documents ont été OCRisés, il est courant que certains caractères/mots apparaîssent avec une autre police de caractères.

Nouvelles de la vie anthroposophique en Suisse – Partie 4 : 2013 :

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