Meurtre dans la scientologie : un membre poignardé dans une église en Australie

Paris Match |

Un adolescent de 16 ans a été arrêté en Australie après qu’un membre de la Scientologie a été retrouvé mort dans une église.

Un crime brutal. Un adolescent de 16 ans a été arrêté jeudi en Australie après avoir poignardé un homme de 24 ans dans une église scientologue.

D’après le site News.au., le garçon se serait mis en colère après avoir été escorté hors du bâtiment pour une dispute familiale survenue la veille. Au moment où il était amené dehors, il a sorti un couteau de 25 centimètres et a attaqué la victime originaire de Taïwan au niveau de la gorge.

Encore vivant au moment de l’arrivée des secours, l’homme n’a pas survécu. Une autre victime de 30 ans a elle aussi été attaquée mais ne souffre que de blessures mineures.

Sur place, la police a été contrainte de menacer le suspect avec des pistolets tasers pour lui faire lâcher son arme avant de le conduire au commissariat.

Selon les premiers éléments de l’enquête, les deux hommes attaqués par l’adolescent travaillaient au sein de l’église et tentaient de comprendre pourquoi le jeune garçon n’avait pas le droit d’être là. «Il avait légalement le droit d’être ici et ils lui ont demandé de partir pour différentes raisons que nous devons encore établir.

Pour cela, nous devons interroger toutes les personnes qui travaillent ici», a déclaré l’inspecteur Simon Jones aux médias. «Ce que nous savons c’est qu’un incident la veille a provoqué le fait qu’il doive s’en aller», a-t-il ajouté. Il a également expliqué qu’un membre de la famille du garçon se trouvait à l’église ce jour-là.

D’après le «Daily Telegraph», la personne que le garçon cherchait à voir était sa mère, membre comme son père de la scientologie, qui aurait raconté ce qui s’était passé la veille avec lui et aurait demandé à ce qu’il n’entre pas dans les lieux.

Des informations qu’aucun membre présent n’a souhaité confirmé au journal. L’Eglise a simplement regretté dans un communiqué que l’un de ses «membres bien aimé» ait été tué. «Cette affaire très regrettable est entre les mains de la police.

Nous ne pouvons faire aucun commentaire au-delà du fait que la victime était un membre aimé de notre Eglise. L’Église fournit à la police toute l’assistance nécessaire dans son enquête», peut-on lire.

Article Original : Paris Match.


Canada : La Commission des normes du travail réclame 900 000 $ (800 000 euros) à la scientologie

La Commission des normes du travail réclame 900 000 $ (800 000 euros) à l’Église de scientologie

Des employés de l’Église de scientologie de Québec ont été sous-payés, conclut la CNESST au terme d’une enquête.

Le chien de garde des normes du travail lui réclame maintenant près de 1 million de dollars au nom d’une soixantaine de travailleurs.

En juin dernier, la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a déclenché une enquête à la suite d’un reportage d’Enquête qui révélait que des employés de l’Église de scientologie à Québec étaient payés en deçà du salaire minimum.Conclusion de la CNESST : des centaines de milliers de dollars n’ont pas été versés à des salariés, en contravention avec la loi.

Les sommes réclamées à l’Église frôlent le million de dollars, détaille un document judiciaire obtenu par Radio-Canada.La CNESST demande à la Cour supérieure de condamner l’Église de scientologie de Québec à lui verser les montants suivants au nom de 62 employés.

Salaires + vacances : 754 048 $

Indemnité pour la CNESST : 150 809 $

Le montant qui atteint 904 857 $ sera assujetti à des intérêts.

« [La CNESST] peut, pour le compte des salariés, réclamer de leur employeur les sommes dues en vertu de la Loi sur les normes du travail », affirme la Commission dans sa demande déposée en cour.

Le recours au tribunal par la CNESST survient à la suite de l’envoi d’une mise en demeure à l’Église de scientologie de Québec, qui « refuse ou néglige de payer les sommes dues », ajoute le document.

Cette démarche est la première étape pouvant mener la CNESST à poursuivre l’Église de scientologie de Québec au civil.

Au moment de diffuser ce reportage, l’organisation religieuse n’avait pas répondu aux demandes d’entrevue de Radio-Canada.

Travailleurs religieux

Des membres de l’Église de scientologie recevaient des salaires sous le seuil du salaire minimum, sous prétexte qu’ils sont des « travailleurs religieux », a révélé Enquête en juin dernier, talon de paye à l’appui.

Par exemple, un membre du personnel aurait travaillé près de 40 heures au cours d’une semaine pour un salaire de 70 $, c’est-à-dire moins de 2 $ de l’heure :

Relevé de paye de l’Église de scientologie de Québec Photo : Source confidentielle

L’Église de scientologie de Québec n’avait pas voulu répondre aux questions au sujet du salaire minimum.

Par courriel, la porte-parole de l’Église de scientologie soutenait que les membres de son personnel n’étaient pas des « employés », mais des « travailleurs religieux ».

« Ils contribuent volontairement aux activités de l’Église et [à] ses buts humanitaires. Ils ne travaillent pas pour un gain monétaire, mais pour aider les autres », affirmait Michelle Lacombe, porte-parole de l’organisation.

La ministre responsable du Travail en poste en 2018, Dominique Vien, s’était dite préoccupée par les révélations de Radio-Canada.

« J’ai demandé à la CNESST d’aller vérifier ce qui se passe là-bas […] Quand on aura du nouveau, on vous le fera savoir », a-t-elle dit dans les corridors de l’Assemblée nationale.

L’Église de scientologie a des bureaux dans les villes de Québec et de Montréal. Elle est aussi présente ailleurs au pays et dans le monde.

 

Source : La Commission des normes du travail réclame 900 000 $ à l’Église de scientologie.


Suisse : Deux jeunes adultes sortent de la scientologie : ils témoignent de l’emprise mentale subie

Cet article est une traduction de l’Allemand d’un article publié le 26/12 dans le 20 Minutes à l’adresse suivante.


Physiquement, nous sommes libres, mais emprisonnés dans la tête.

 

Leonard Buschor et Sabrina David ont tous deux grandi dans les griffes de la Scientologie.

L’année dernière, ils en sont sortis.Leonard Buschor, 19 ans, a grandi dans une famille adepte de la Scientologie. J’ai grandi en pensant que L. Ron Hubbard était Dieu, a-t’elle déclarée.

Dans le monde entier, beaucoup de gens vivent dans les griffes de l’Église de Scientologie, perdent leur existence et sont contraints à la dévotion. Il est presque impensable de trouver un moyen de sortir de la secte malgré les manipulations et l’isolement – mais Leonard Buschor et Sabrina David l’ont fait : l’année dernière, ils ont osé se retirer et finalement tourner le dos à la Scientologie. Comme cette décision a été difficile pour eux, ils racontent ici.

Début d’une nouvelle vie

Je me sens renaître et je peux recommencer ma vie de zéro, a déclaré Leonard Buschor, 19 ans.
Il a passé toute sa vie dans les cercles de la Scientologie, isolé du monde extérieur. Il a déjà grandi dans une famille d’adeptes de la Scientologie. J’ai grandi en pensant que L. Ron Hubbard était Dieu, a déclaré Buschor.

Ce n’est qu’après son départ qu’il a découvert la réalité. Le nouveau départ a également fait ses adieux: Mes parents ont rompu le contact avec moi.

Aujourd’hui, il fait beaucoup de choses et va mieux, mais la lutte constante entre le passé et le futur demeure : Les scientologues me poursuivent, ils connaissent ma  nouvelle adresse malgré mon déménagement.

Personnes exploitées.

Sabrina David a aussi un destin similaire à Buschor : Elle a rejoint la secte à l’adolescence: J’étais dans une phase difficile de ma vie à cause du divorce de mes parents.

Dans la secte, elle espérait trouver une oreille ouverte et du soutien. Lors de l’audit, tout le monde est obligé de vider complètement son cœur. De manière manipulatrice, le culte exploite les faiblesses des adeptes avec autant de talent.

La jeune femme de 30 ans a vécu huit ans à Berlin et était employée de la Scientologie jusqu’à ce qu’elle réussisse à sortir l’an dernier.

À Berlin, elle travaillait pour la secte pour cinq à dix francs suisses par semaine. Son séjour à l’étranger a été particulièrement influent pour elle: J’ai été agressée physiquement par mon supérieur dit-elle.

L’indépendance est synonyme de liberté ?

À quoi ressemble la vie quotidienne après être sorti ? Une chose est claire : pour Buschor et David, la scientologie n’est en aucun cas une chose du passé : Physiquement, nous sommes libres, mais nous sommes toujours pris au piège psychologiquement.

Tous deux sont maintenant assistés psychiatriquement pour traiter leurs souvenirs et contrôler leur vie.

Mais les deux sont sur la bonne voie et commencent à établir des contacts après des années d’isolement social. Ils sont soutenus par Faruk Krasniqi, dont le fiancé était également scientologue.

Pour encourager les personnes partageant les mêmes idées, les déserteurs ont fondé le groupe Facebook Scientology Free avec Krasniqi.

Nous avons fondé le groupe afin de donner aux personnes au destin similaire une plate-forme pour raconter leurs histoires, a déclaré Krasniqi. Leur objectif déclaré: avertir les gens de la secte et montrer que, chaque jour à Bâle, les existences sont plongées dans l’abîme.

Ils collectent de l’argent pour les déserteurs de la scientologie : (IBAN: CH50 0077 0042 5067 5921 2, Banque cantonale de Basler, Andrea Natalie Buschor).

 


Cet article est une traduction de l’Allemand d’un article publié le 26/12 dans le 20 Minutes à l’adresse suivante.


Scientologie : Frédéric Grossmann (OSA/CCDH) a-t’il parjuré devant le Sénat en 2013 ?

Selon le Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales, le parjure peut-être définie de la manière suivante :

Faux serment, violation de serment; faux témoignage devant les tribunaux.
Subst. Personne qui fait un faux serment, ou qui viole son serment.

Concernant le parjure devant le Sénat, il s’agit d’un délit (lien vers LegiFrance).

Nous allons donc nous attarder quelques minutes sur l’audition de Mylène Escudier et Frédéric Grossmann devant le Sénat, le mardi 26 Février 2013.

Le texte de l’audition peut-être lu sur le site du Sénat à l’adresse suivante.

La vidéo d’audition devant le Sénat :

Cette même vidéo peut-être téléchargée ou visionnée directement sur le blog à l’adresse suivante.

Les faits :

  • Premier mensonge (à partir de 9 minutes 30) :

Il n’y a pas de rapport en termes de hiérarchie, l’association est totalement indépendante.

Dans un premier temps, il est fort surprenant que les deux structures : La Scientologie et le CCDH soient dans la même rue (Rue Jules César, Paris 12e), à quelques mètres d’écart, comme le montre cette capture de Google Street view prise en Mai 2018 :

Il est très courant de voir Mylène Escudier (entres-autres) faire le trajet entre la scientologie et le CCDH (voir mon article avec deux photos datant de Mars 2015), par conséquent, la scientologie et le CCDH se fournissent un appui pratique, technique ou logistique.

Enfin, comme précisé ensuite, le livre de Jenna Miscavidge Hill fait mention du CCDH comme un structure directement liée à la scientologie (ou également cet article par exemple), le CCDH a été créé et est actuellement géré par des membres importants de la scientologie.

Pour conclure, l’association (le CCDH) n’est pas totalement indépendante.

  • Second mensonge (à partir de 10 minutes 45) :

(Frédéric Grossmann répondant une question du rapporteur concernant son appartenance à la Scientologie) : Ecoutez, je ne suis pas sûr que l’on soit obligé de répondre sur notre conviction religieuse…

Dans un premier temps, Frédéric Grossmann a juré de dire la vérité, par conséquent il doit répondre à cette question.

En second lieu, il est membre de la scientologie, et afin d’être très précis, il en était à cette période le DSA : le directeur des affaires spéciales (Special Affairs) : le directeur de l’OSA.

  • Troisième mensonge (qui est une omission) à partir de 22 minutes 54 : Est-ce que vous travaillez en lien avec la CAP LC ?

Non (rires).

Cette fois-ci, c’est un peu plus subtil, comme indiqué dans cet article, Mylène Escudier est bien membre de l’OSA (et par conséquent de la scientologie).

Lire à ce sujet cet article ainsi que celui-ci qui démontrent les liens entre la CAP LC, Non à la drogue, la scientologie et sa structure OSA.

Ces deux personnes (Escudier et Grossmann) n’ont pas de lien direct avec la CAP LC mais leurs compagnons (Thierry Valle entres-autres) et leur structure (l’OSA) en ont une.

Ayant juré de dire la vérité, Mylène Escudier et Frédéric Grossmann auraient dû préciser cela, il s’agit donc d’un parjure par omission.

Je n’ai séléctionné que trois passages, j’aurais également pu parler *du millier de membres du CCDH* alors qu’ils arrivent à réunir uniquement qu’une dizaine de leurs membres (au maximum) lors de leurs manifestations à vélo (à voir ici, ici ou ).

 

Conclusion : Frédéric Grossmann a-t’il parjuré devant le Sénat en 2013 ?


OSA : Le service secret de la secte scientologie

Description :

Diffusée sur Arte le 15 mai 2012, cette enquête passionnante dans les coulisses de la Scientologie et de son service d’espionnage, l’OSA (l’Office of Special Affairs c’est l’Agence de renseignements oeuvrant pour la Scientologie), avec des témoignages édifiants d’anciens adeptes.

L’organisation O.S.A. a avant tout pour mission de contrer ceux – avocats, juristes, politiques, médias, anciens adeptes – qui tentent de dénoncer les agissements des scientologues.

Pour ce faire, elle ne recule devant rien : opérations de communication, noyautage de certaines institutions et instances publiques, actes de sabotage, campagnes de diffamation et d’intimidation, etc. Ceux qui critiquent la scientologie se sentent souvent espionnés et directement menacés.

Pourtant, la secte affirme que l’O.S.A. est un simple service de presse et d’affaires juridiques qui se contente de récolter par des voies légales des informations sur les esprits critiques et les adeptes renégats.

Vidéo sur Youtube :

Ce magnifique documentaire est disponible sur ma chaîne Youtube à l’adresse suivante :

A côté, je propose ce documentaire en téléchargement direct ou streaming ici-même, cela vous permettra de le garder pour vous ou de le ré-uploader, si dans le futur, il serait supprimé de Youtube.

Lien de téléchargement/Streaming :

Ici

 

  • En bonus :

Voici quelques membres de la scientologie qui sont/ont été OSA en France durant ces quinze dernières années :

Quentin Michel : ex-OSA, fut un temps Sea Org/staff à Bruxelles.
Mylène Escudier : CCDH.
Martine Rhein : Relations Publiques (à lire ici).
Jean-Luc BARDENOT : Rue Jules César.
Antoine ROBERT : Juridique. (à lire ici, son nom apparaît également dans le livre Une secte au cœur de la République de Serge Faubert).
Françoise MOREL : Relations Publiques + Communication sur internet (à lire ici).
Thierry VALLE : Relations Publiques et CAPLC (à lire ici).
Frédéric Grossmann : DSA France (à lire ici).
Jean Dupuis : ex-OSA, Relations Publiques.
Benoît Singla : Parti à Bruxelles.


La Scientologie, l’école de l’éveil, l’institut Aubert, Legendre Patrimoine, Magnificia… et les Sanguinetti

Vous vous demandez quels peuvent-être les liens entre l’école de l’éveil, l’institut Aubert, Legendre Patrimoine, Magnificia et la scientologie ?

Aujourd’hui, nous allons nous attarder un peu sur une liaison dangereuse entre l’ensemble de ces différentes structures (cinq au total) : L’école de l’éveil, l’institut Aubert, Legendre Patrimoine, Magnificia, la scientologie.

Ready ? Go.

1. La scientologie :

On commence par la scientologie, parmi les membres actifs de cette organisation, on va se focaliser sur deux membres importants de cette organisation à caractère sectaire : le couple Arlette et Louis Sanguinetti.

Arlette et Louis Sanguinetti, respectivement en 2016 et 2009.

Louis Sanguinetti est un ancien membre de la Sea Org à Paris (tout comme son frère Angel), membre de la scientologie de longue date, son nom apparaît sur la liste des sponsors du numéro 12 de la revue Impact publiée en 1987.

Il était à cette période le directeur général de l’antenne française de la scientologie (lire à ce propos l’article du Soir publié en Mai 1990).

Egalement membre de la scientologie depuis longtemps, son épouse Arlette apparaît dans la publication scientologue “Freewinds 36” publiée en Janvier 2000 :

Comme elle le mentionne sa courte biographie sur son site internet, Arlette Sanguinetti affirme avoir été institutrice (sans plus de précisions) à la fin du XXe siècle, gardez cette information, on en reparle juste après.

Capture d’écran du site d’Arlette Sanguinetti.

2. L’école de l’éveil :

On continue avec l’école de l’éveil.

Dès Avril 1996, le psychiatre Jean-Marie Abgrall écrivait dans son ouvrage très bien documenté La mécanique des sectes une petite liste non exhaustive des multiples organisations écrans à la scientologie, parmi lesquelles l’école de l’éveil :

Extrait du livre La mécanique des sectes – Jean-Marie Abgrall – Ed. Documents Payot.

Il s’avère que l’Ecole de l’éveil reversait 10% de son chiffre d’affaires à la scientologie (lire cet article de l’Express publié en Octobre 1994).

L’Ecole de l’Eveil fait partie de l’organisation scientologue ABLE ( ). Elle présente un lien pédagogique avec la Scientologie, mais aussi un lien financier, comme en témoigne Didier Lerouge, ancien adepte: mon travail consistait à récupérer chaque semaine, le mercredi, les royalties que devaient verser l’Ecole de l’Eveil à la Scientologie. Cela correspond à 10% du chiffre d’affaire par semaine. (à lire ici).

Le 18 octobre 1996, le Ministère de l’Education Nationale a déposé plainte contre l’École de l’Éveil :

Jean-Pierre Brard avait attiré l’attention de monsieur le ministre de l’Education nationale sur l’utilisation abusive, par certains établissements de la notion d’agrément dans leurs documents publicitaires.

Ainsi, il a été porté à la connaissance que l’École de l’Éveil – 11 passage Courtois 75012 Paris – qui dispense un enseignement maternel, élémentaire et secondaire basé sur les méthodes de Ron Hubbard, présentait comme numéro d’agrément un simple numéro d’enregistrement attribué par la direction de l’Académie de Paris lors de la déclaration d’ouverture.

Il lui a demandé, en conséquence, quelles dispositions il entendait prendre afin que cesse dans les plus brefs délais cette utilisation abusive de la notion d’agrément qui fausse incontestablement l’appréciation portée par les parents sur cet établissement. (à lire ici).

Il s’avère également qu’Arlette Sanguinetti était derrière l’Ecole de l’éveil :

Dans les années 1990, Mme Sanguinetti avait déjà dirigé à Paris un établissement réputé proche de la Scientologie, l’Ecole de l’éveil, qui lui avait valu une condamnation à une amende en 1997 pour s’être à tort prévalue de l’agrément de l’Education nationale. (C’est à lire dans cet article du Parisien en date de Mai 2011).

En effet, à l’époque, Arlette Sanguinetti avait été condamnée (c’est à lire ici) :

Réprimés pour affichage de faux agrément, les deux responsables de ces écoles sont surtout considérés comme des animateurs de deux antennes déguisées de l’Eglise de scientologie. (source : Libération, 3 décembre 1997). Arlette Sanguinetti, directrice de l’Ecole de l’Eveil, a été condamnée à 30.000 francs d’amende pour publicité mensongère.

3. L’Institut Aubert :

Située à Vincennes dans une grande propriété bourgeoise, avec un jardin en deventure, l’Institut Aubert était dans un état déplorable et dangereux (on va y revenir juste après).

Une fois que l’Ecole de l’Eveil a été trop exposée médiatiquement et juridiquement, elle ferma ses portes pour laisser sa place à l’Institut Aubert (pour être précis, il s’agissait d’une reprise d’une structure vieillissante).

Etrangement, il s’est passé exactement la même chose avec Legendre Patrimoine et Magnificia, j’en parlais dans cet article (voir 6e paragraphe) : Quand Legendre Patrimoine a eu a subir la médiatisation (Une du Parisien le 21 Janvier 2016) ainsi que les sanctions de l’AMF (confirmées par la suite par le Conseil d’Etat) (à lire ici), Global Patrimoine Investissement (ayant comme nom commercial Legendre Patrimoine) a été fermé, mais une société nouvelle était apparue quelques mois plus tôt fin 2016 : Magnificia.

L’Institut Aubert, c’est grosso-modo la même chose que l’Ecole de l’Eveil, cette structure est toujours gérée par Arlette Sanguinetti.

Mais cette fois-ci, c’est allé un peu plus loin au niveau juridique (entres-autres) :

  • Fermeture pour cause d’une grande vétusté des locaux (à lire ici et ).
  • Dépôt de plainte du père d’un d’élève de deux ans auprès du parquet de Créteil pour présentation mensongère des objectifs et des méthodes de l’institution, application de principes sectaires sur un enfant à l’insu de ses parents, non-conformité au droit de l’enfance et préjudices sur l’éducation et la scolarité de l’enfant. (à lire ici).
  • Une perquisition un matin des locaux de l’école pendant laquelle les policiers contrôlaient l’identité des parents d’élèves : voyant le tampon de Tampa sur le passeport de l’un d’entre-eux, le policier lui demanda s’il était passé à Flag : le siège de la scientologie (information communiquée par une source fiable).
  • Les enfants faisaient le ménage et avaient appris à faire passer une douleur en appliquant l’assist par le toucher, quand aux enseignants, il n’étaient pas diplômés. (à lire ici).
  • La société gérant l’institut a été condamnée par le tribunal civil de grande instance de Créteil à  libérer les lieux, à la demande du propriétaire.Cette décision rendue publique en février dernier, s’est donc appliquée dès la fin de l’année scolaire. A l’origine de cette affaire : des irrégularités constatées dans la cession du bail. (à lire ici).
  • L’Eglise de scientologie à été mise en examen pour complicité de tromperie, pratiques commerciales illicites et recel d’abus de biens sociaux. (à lire ici).

Une fois l’Institut Aubert fermé, les activités continuaient pendant quelques mois au domicile d’Arlette Sanguinetti en banlieue parisienne. (information donnée par une source fiable).

4. Legendre Patrimoine :

Nous avons déjà établi par le passé les liens entre Legendre Patrimoine et la scientologie (C’est à lire ici, ici, , ici, à cette adresse ou encore ici.).

Qui retrouvons-nous au poste de président et directeur financier ? Le mari d’Arlette : Louis Sanguinetti :

Extrait de l’organigramme de Legendre Patrimoine :

Extrait d’un rapport de stage concernant Legendre Patrimoine :

Enfin, il n’y a pas que l’Ecole de l’Eveil qui affirmait à tord être agréée, il faut croire que c’est la mode : Legendre Patrimoine a fait plus fort en affirmant être agréé par la Préfecture de Police de Paris, rien que ça ! (à lire ici) :

Extrait de l’avis du Jury de Déontologie Publicitaire.

A ce propos, Louis Sanguinetti avait été convoqué par les services de police concernant l’agrément n’existant pas, une source nous a communiqué la lettre de la Préfecture de Police de Paris, elle est à consulter ici.

Finalement pour Legendre Patrimoine, cela ne s’est pas bien terminé, l’AMF a lourdement santionné Legendre Patrimoine mais également, à titre personnel Louis Sanguinetti  : sanction pécuniaire de 30 000 € et une sanction disciplinaire d’interdiction d’exercer l’activité de conseiller en investissements financiers pendant une durée de trois ans. Le conseil d’état à confirmé cette sanction (le tout est à lire ici).

5. Magnificia :

Et Magnificia dans tout cela alors ?

Comme déjà mentionné, je vous invite à consulter l’article exposant les nombreux liens liens entre Legendre Patrimoine et Magnificia.

Le lien Magnificia -> Legendre Patrimoine s’établit quand à lui par l’achat du nom de domaine legendre-patrimoine.com par la société Magnificia (à lire ici dans la seconde moitié de l’article).

Concernant Magnificia, la structure chargée de l’achat des biens immobilliers et de la gestion des sites d’exploitation est SFP 2 (à lire ici).

Et qui retrouvons-nous dans les statuts de la société SFP2 à sa création ? (à lire ici)

Louis Sanguinetti !

Nous retrouvons également dans ces statuts Samuel Fresco : le gendre de Louis Sanguinetti qui était également en charge du site internet de Legendre Patrimoine (voir en bas à gauche de l’organigramme).

Quand à sa fille Gaëlle, elle s’occupait au début de la société de la communication numérique en gérant entres-autres le blog et le compte instagram de Magnificia (à lire ici).

Conclusion : Au cours des deux dernières décennies, nous retrouvons très régulièrement une personne du couple Sanguinetti dans les principales affaires judiciaires ou médiatiques liées aux structures ayant les liens avec la scientologie.

Si nous devons conclure par un bref schéma des liens, le voici :

 


Remerciements : Cet article n’aurait sans doute pas pu voir le jour sans nos sources humaines, cet article leur est dédié.


La scientologie a t’elle mis en place un système illégal de vidéo protection ?

La scientologie a-t’elle mis en place un système illégal de vidéo-protection filmant la voie publique ?

En effet, depuis plusieurs mois déjà, une caméra est installée à l’entrée principale de l’église de scientologie à Paris (Rue Jules César Paris 12e) :

Cette caméra, orientée sur la voie publique, ne porte pas de panneau informatif concernant les mentions légales pourtant obligatoires (quid de la déclaration en préfecture ?).

  • Extrait de la réglementation concernant la vidéosurveillance de la voie publique et des lieux ouverts au public (service-public.fr) :

La demande d’autorisation d’installation de caméras de surveillance sur la voie publique ou dans un lieu ouvert au public s’effectue auprès du préfet du lieu d’implantation (du préfet de police à Paris).
[…]
L’autorisation est délivrée pour une durée de 5 ans renouvelable.
Après obtention de l’autorisation, le responsable du dispositif doit en déclarer la mise en service à la préfecture.
[…]
Le public doit être informé de l’existence du dispositif de vidéoprotection.
L’information doit être faite par affiche ou pancarte, comportant un pictogramme représentant une caméra.

Questions :

  • L’église de scientologie a t’elle déposée une demande d’autorisation de ce système à la préfecture ?
  • Par conséquent, ce système est-il autorisé ?
  • Quid du droit d’accès aux images de vidéo-surveillance ? (ça va être difficile d’identifier le destinataire de la demande vu qu’il n’y a aucun panneau informatif pourtant obligatoire).
  • Quid de la durée de stockage des images ?

Visiblement, les organisations à caratère sectaires semblent avoir l’habitude de ce genre de pratiques.
En effet, l’an passé, nous avons documenté les agissements des Mormons du Chesnay (à lire ici et ).