




Informations :
Langue : Anglaise.
Format : PDF
Taille : 633 Ko
Nombre de pages : 8
Année de parution : 1959
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Nombre de pages : 8
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A peine quelques semaines après la nomination du nouveau gouvernement, voilà deux attaques très claires contre la presse.
Dans l’article publié il y a deux semaines « Quand le nouveau ministre de la justice est lié à une organisation à caractère sectaire« , la question suivante était posée :
« Que ce passera-t’il si, demain, imaginons, les béatitudes font l’objet d’une enquête judiciaire pour des dérives sectaires par exemple ? »
Remplaçons maintenant le terme « les Béatitudes » par « le Modem », terminons la phrase à « enquête judiciaire » et enfin faisons les accords nécessaires, cela donne :
« Que ce passera-t’il si, demain, imaginons, le Modem fait l’objet d’une enquête judiciaire ? »
Que ce passera-t’il si, demain, imaginons, le Modem fait l’objet d’une enquête judiciaire ? La réponse est donnée par Mediapart : Affaire du MoDem: François Bayrou a fait pression sur Radio France.
Vendredi 9 juin, le parquet de Paris a annoncé l’ouverture d’une enquête préliminaire sur les salariés et les assistants parlementaires du MoDem.
Que se passe-t’il deux jours avant ?
Le garde des Sceaux & président du MoDem (François Bayrou) a téléphoné mercredi 7 juin à l’un des directeurs de Radio France, pour se plaindre d’une enquête journalistique sur les finances de son mouvement qui n’était pas encore passée à l’antenne.
Selon Mediapart, Le ministre de la justice François Bayrou, a téléphoné personnellement, mercredi 7 juin, au directeur de la cellule investigation de Radio France (commune à France Inter, France Info et France Culture) pour se plaindre en termes assez menaçants d’une enquête menée par des journalistes sur les contrats de travail des salariés et des assistants parlementaires de sa formation politique. Cette enquête a finalement été diffusée à l’antenne 48 heures plus tard.

Voici les propos du directeur de la cellule investigation de Radio France :
« Mercredi après-midi, je reçois un appel d’un numéro de portable que je ne connais pas, et je décroche, relate Jacques Monin. J’entends “Bonjour, François Bayrou à l’appareil”. Voici ce qu’il me dit en substance : “Des gens de chez vous sont en train de téléphoner à des salariés du MoDem, de les harceler de manière inquisitrice, et de jeter le soupçon sur leur probité. C’est inacceptable. Avec mes avocats, nous sommes en train d’étudier d’éventuelles plaintes pour harcèlement.” Je réponds à François Bayrou que la description qu’il me fait du travail des journalistes de la cellule investigation que je dirige ne correspond pas du tout à leur façon de travailler, que je n’ai pas à communiquer sur une enquête en cours de nos journalistes qui n’est pas passée à l’antenne, et que le harcèlement étant un délit pénal, je pouvais interpréter ses propos comme une pression malvenue. Je lui dis que si nous diffusons quelque chose, il sera bien sûr invité à s’exprimer. Il refuse, et me renvoie vers le secrétaire général du MoDem. »
Ce n’est pas tout !
Toujours selon Mediapart, la veille, (le Mardi 6 juin donc), François Bayrou avait déjà téléphoné à un journaliste du service politique de France Info pour demander qui était le responsable des journalistes de Radio France qui enquêtaient sur le MoDem, selon des sources internes.
Seconde affaire,
Mercredi, le quotidien Libération publie le document du ministère retraçant les pistes radicales de réforme du droit du travail envisagées par le cabinet de la ministre du travail.
Cette plainte, contre X vise de manière très claire le quotidien Libération ainsi que sa source.
Document sur la prochaine loi travail : Soyons tous des receleurs !
Quand il y a une vague d’attaque, une vulnérabilité quelconque, ou dans certains cas, lorsqu’il est trop tard et qu’il y a quelques dégâts et qu’un patch est disponible depuis plusieurs mois (ou années), le problème c’est pas les OS, les logiciels ou paquets, telle ou telle vulnérabilité.
Le problème, c’est le sysadmin (‘fin, si il existe, parce que très souvent les budgets sont plus que limités), la couche 8.
Aujourd’hui, on va passer en revue un grand standard : TLS.
En 2017, au vu de toutes les affaires qu’il y a eu telles que celles de la collecte généralisée/DPI pratiquée par des organisations étatiques, de sombres histoires de man-in-the-middle ou trucs chelous comme dans certains réseaux d’entreprises, il me semble juste indispensable d’avoir son site en https, peu importe si c’est un blog, le site d’une société ou d’une organisation.
Surtout quand on se connecte à un service qui gère des données sensibles ou personnelles, tiens, mais le responsable n’est-il pas astreint à une obligation de sécurité ? et le fait de ne pas avoir mis en oeuvre les moyens de protection n’est-il pas puni sévèrement par la loi ?
On va regarder du côté des écoles/universités, l’ENC Bessières propose le BTS SIO, ce qui n’empêche pas d’avoir leur page de login en clair :

L’Université Versailles St Quentin (UVSQ) qui possède un large panel de formations en informatique est presque à la même enseigne, sauf que c’est un peu troué :


Configuration problématique :
Suites de chiffrement périmées (entres-autres) :
Cliquez ici et là pour accédez aux éléments.
Quand au système de réinitialisation de mot de passe « réalisé par la DSI de l’UVSQ », il est en clair, et avec un peu de social engineering certains pourraient avoir droit à quelques surprises :

Là, le probème c’est que Sésame il est déjà ouvert…
A l’université Paris Diderot, le magnifique portail d’authentification connaît également quelques petits soucis, hormis le fait qu’il soit hideux :

Il est insécurisé : les accès étudiants passent en clair et les accès profs passent en « chiffré-troué » :
Configuration problématique :
Suites de chiffrement périmées (entres-autres) :
Suites de chiffrement périmées (entres-autres) pour » compte.app.univ-paris-diderot.fr » :
Cliquez ici et là pour accédez aux éléments.
A Evry, la page de connection au portail pédagogique est en clair.
A Assas, on fait aussi dans le « chiffré-troué » avec du SSLV3 (avec le joli PODDLE qui va avec), du RC4, des suites exotiques comme TLS_RSA_WITH_RC4_128_SHA et TLS_ECDHE_RSA_WITH_RC4_128_SHA.
Cliquez ici et là pour accédez aux éléments.
A Paris 4, le portail plutôt joli fait également dans le « chiffré-troué ».

Configuration problématique :
Suites de chiffrement périmées (entres-autres) :
Cliquez ici et là pour accédez aux éléments.
Pour celles et ceux qui lisent habituellement le blog, vous savez très bien que la rédaction à l’habitude de garder le meilleur pour la fin, tel le dessert du repas, telle la cerise sur le gâteau.
Autant les premières situations étaient des universités (organismes publics), autant le cas ci-dessous est une société commerciale, elle possède donc -en théorie- plus de moyens afin de faire le nécessaire au niveau des obligations de sécurité légales.
La petite rédaction est tombé totalement par hasard sur une entreprise qui permet de vérifier les diplômes obtenus par les candidats :
Verifdiploma est un service édité par Groupdiploma, inventeur d’e-solutions pour un recrutement sûr & sur mesure.
Créée en 2000, le service a été mis en place en partenariat avec les Grandes Ecoles et les Universités.
C’est un outil accessible sur Internet dédié aux professionnels du recrutement.Verifdiploma est l’intermédiaire entre les services des Ressources Humaines et les établissements de l’Enseignement Supérieur afin de faciliter le recrutement de stagiaires, d’apprentis et de diplômés.
Réservé aux entreprises, Verifdiploma permet de vérifier de manière absolument certaine les diplômes obtenus par vos candidats en France et à l’International. Le vérificateur en ligne permet de sécuriser vos recrutements jeunes diplômés ou expérimentés tout en valorisant votre marque employeur.
Verifdiploma, c’est « la solution pour un recrutement plus sûr » mais également « le recrutement 3.0, sûr & sur mesure » :

On peut remarquer qu’il existe différentes « instances » de Verifdiploma, parmi lesquelles celles de Paris Dauphine ou encore l’école de commerce Skema :

Comme on peut le voir, tout indique que c’est sécurisé, il y a le logos des CB et le cadenas, mais qu’en est-il vraiment ?
Les différents domaines (et les deux instances trouvées), c’est-à-dire :
Pointent sur le même serveur : 188.165.219.119
Or, il y a quelques soucis :
Configuration problématique :
Suites de chiffrement périmées (entres-autres) :
Dans les différentes situations énumérées, il y a des données personelles qui transitent, que ça soit des dates de naissance avec le numéro INE (Numéro étudiant), des attestations, des pièces d’identité ou encore des données bancaires pour procéder au paiement (dernière situation).