copiefrance.fr : Amateurisme ou dissimulation volontaire ?

En début de semaine j’ai rédigé un petit compte-rendu du TSHF, j’ai rapidement abordé la conférence sur la redevance sur la copie privée proposée par Marc Rees (Nextinpact) :

Je vous invite à regarder la vidéo (prévoir une heure) afin de saisir les enjeux de cette taxe.

Depuis un petit paquet d’années, Marc Rees documente (le mot est faible) la redevance sur la copie privée, comme l’atteste la fonction recherche.

Au fil des décénies, les sommes cumulées chaque année grâce à cette redevance grimpent :

Il y a un acteur indispensable dans l’histoire : Copie France.

Copie France est une société de gestion collective chargée d’aspirer la redevance copie privée auprès de tout le monde, c’est expliqué sur leur site :

Copie France est la société qui perçoit la rémunération auprès des redevables – fabricants ou importateurs – et la répartit à ses sociétés membres et à celles qui lui ont donné un mandat de perception.

Depuis le 28 juin 2011, Sorecop et Copie France ont fusionné, Copie France absorbant Sorecop et devenant l’unique entité de perception de la rémunération pour copie privée.

Le problème, c’est que comme l’explique Marc Rees, les professionnels peuvent, sous-conditions, être exonérés & remboursés du montant de la redevance, c’est en réalité assez compliqué car les distributeurs ne mentionnent pas le montant de la redevance dans les tickets de caisse ou factures :

Et surtout, Copie France a utilisé un robots.txt afin d’interdire aux moteurs de recherche de référencer leur site :

Par conséquent, il est assez compliqué pour un professionnel de savoir à quelle porte sonner pour se faire rembourser cette redevance, qui, dans certains cas peu atteindre plusieurs centaines voir milliers d’euros.

Copie France pratique-t’elle la dissimulation volontaire afin de limiter les remboursement et par conséquent de garder plus d’argent dans les poches ?


Brève : Reflets.info passe au modèle payant (et pourquoi dans le fond c’est une bonne chose)

Il y a deux jours, une annonce est apparue sur Reflets : Les contenus de Reflets seront désormais réservés à ses abonnés.

L’annonce peut parraître assez surprenante pour ce média lancé il y a six ans et qui a jusqu’à présent voulu jouer la carte du contenu gratut.

Cependant, les affaires Amesys/Qosmos ou encore récemment IOL (pour ne citer que ces deux-là) sont passées par là, petit média est devenu plutôt grand, aujourd’hui, Reflets.info est régulièrement cité dans la presse grand public.

Comme le souligne Sniperovitch, Nextinpact (à titre d’exemple) à sû changer de modèle et cela fonctionne plutôt bien (l’offre classique d’un an est à 50 euros).

J’ai toute confiance en les rédacteurs de Reflets qui sont des personnes fiables et uniques, certaines sont des gens que je considère comme des amis, ainsi, je vous invite à partager ma confiance en vous abonnant dès que cela sera possible.

  • S’abonner à Reflets permettra des enquêtes plus poussées, plus nombreuses -et des jolis pavés en perspective-.
  • S’abonner à Reflets permettra davantage de podcast radio.
  • S’abonner à Reflets permettra de protéger les journalistes, les payer à peu près convenablement.
  • S’abonner à Reflets permettra de coffrer suffisament en cas de pépin (CF Affaire Bluetouff/Anses).
  • S’abonner à Reflets permettra une plus grande indépendance (la dépendance présente était la situation financière trop précaire jusqu’à présent).
  • S’abonner à Reflets permettra très certainement à voir émmerger une autre vision du digital cyber numérique dans les médias.

 

Ah, aussi, l’abonnement coûtera 3,6 euros par mois.

 


La modération à 2 vitesses de Twitter : Exemple 23953

Petit exemple concret de la « modération » à 2 vitesses sur Twitter :

  • En 2016, Le Consultant poste un Whois sur Twitter : alors que les informations sont publiques son compte est suspendu définitivement :

  • En 2017, Jean-Paul Ney diffuse l’identité d’un adolescent dans le but très clair d’y troubler à sa tranquillité (il sera harcelé juste après). Son compte sera verrouillé quelques heures, rien de plus :

 

Remerciements : Le Consultant.