Jipoune, les bitcoins et le darquenette

Suite aux #MacronLeaks, Jipoune a essayé « d’analyser » et « d’enquêter » sur certains documents.

Regardons de plus près quelques tweets :

Hop ! on commence par un député qui aurait acheté de la drogue, sans autres explications (ça fait vendre les titres putaclic) :

Puis, direct après on aborde le point darknet, ça fait vendre aussi, et tant qu’à faire, on y intègre la drogue et les armes, ça fait aussi vendre, ajoutez une touche de Bitcoins et le tour est joué :

Pour ensuite renchérir en affirmant « j’ai beaucoup travaillé sur le sujet blabla.. » :

Sauf que…

  • Le député très certainement du faire comme Bernard Debré comme on peut le lire ici sur BFMTV, là sur Gala.fr ou encore ici sur RFI.
  • Le site en question (Buckled) n’est pas du tout sur le « darknet », ne possède donc pas d’adresse en .onion et est même plutôt bien référencé :

  • Le « darknet » n’est pas réservé aux activités illégales, de nombreux sites publics existent possèdent leur domaine en .onion (« sur le darknet »), on peut citer entres-autres Facebook, le moteur de recherche DuckDuckGo, Blockchain, le service SecureDrop du journal The Intercept, Keybase ou encore les services de mail Protonmail ou Riseup, cette liste est très loin d’être exhaustive.
  • Les échanges en bitcoins ne sont pas anonymes. L’intégralité des échanges est enregistré et l’historique est accessible publiquement (Blockchain.com), c’est un des principes de fonctionnement du système. Il existe donc de nombreuses possibilités d’analyse permettant de faire le lien entre une adresse Bitcoin et la personne qui s’en sert.

 

Le plus drôle dans tout cela ? c’est Jean-Paul Ney prétend être «chercheur à l’IICRAI» mais aussi «consultant pour Digital Network».


Brève : #MacronLeaks

Dans cette petite brève je vais parler de la forme et non du fond (aussi pour éviter d’être de nouveau convoqué par la maréchaussée) pour cela, je vais paraphraser quelques punchlines d’ami-es que j’ai trouvées sympa et qui résument totalement ma pensée :

Tout cela sans oublier les multiples articles disponibles sur Reflets et ici-même (c’est pas comme si c’était prévisible hein) :

Tout est bon dans le Macron (oupas).

Ivre, Macron parle d’internet


DOX : Marine Le Pen est bien Anne Lalanne/@enimar68 sur Twitter

En Septembre 2015, l’article de Libération «Sur Twitter, Marine Le Pen est Anne Lalanne» affirmait que Marine Le Pen possédait un compte «caché» sur Twitter.

Dominique Albertini (salutations au passage), s’appuyait sur des propos de la galaxie frontiste, sur le contenu des tweets ainsi que sur les opinions politiques contenues sur ledit compte Twitter, cependant, aucun élément technique n’appuyait son article.

Mais, quelques mois plus tard, on peut bel et bien affirmer que Marine Le Pen est derrière le compte Anne Lalanne/@enimar68.

Prêts ?

On y va !

Comme déjà indiqué, Marine s’appelle en fait Marion et est née en 1968. Enimar68 n’est que l’anagramme de son nom à l’envers ainsi que son année de naissance (rien de bien nouveau mais cela sera utile pour plus tard ) :

En tentant un Account Reset (Réinitialisation de compte Twitter en cas d’oubli de mot de passe), on tombe sur ceci :

Facile à deviner, c’est enimar68@yahoo.fr

Ensuite, on tente une récupération sur Yahoo (concernant le mail enimar68@yahoo.fr).

On arrive ici (nous n’avons pas accès, on passe donc à la suite) :

Ceux qui possèdent le numéro de téléphone de Marine Le Pen peuvent-il confirmer les derniers chiffres ?

Et l’adresse mail de récupération finale est marinelepen@yahoo.fr :

En tentant l’adresse enimar68@yahoo.fr sur Facebook, on tombe sur cela :

Cela ne vous rappelle rien ?

Marion est son véritable prénom, « Lalanne » est le nom de jeune fille de sa mère Pierrette (celle qui a posée nue dans Playboy).

De plus, sa seule amie sur Facebook est.. sa fille Jehanne.


Sources & Remerciements Jipounesques : Le Consultant.