Marine Le Pen lutte-elle contre le terrorisme et Daesh ?

Explusion des fichés S ou rétention dans des centres administrafifs fermés, immigration réduite à son « stricte minimum », le programme du FN parraît ferme face à la menace en cours, mais qu’en est-il réelement ?

C’est assez simple : Absente à la fois lors du vote de la résolution sur le contre-terrorisme et lors de celui sur le renforcement des contrôles aux frontières :

Je te vois petit haineux à me dire « oui mais elle était pas présente blabla, les autres ils ont voté pour », mais ce n’est qu’un élément.

L’autre élément pourrraît être drôle, s’il ne s’agirait pas de travailler avec une organisation terroriste.

Vous ne voyez pas de quoi je veux parler ?

C’est Mediapart qui nous l’apprend dans un article en date du 3 Mai dernier.

Quelques extraits :

C’est une information dont Marine Le Pen, qui a promis de lutter impitoyablement contre le terrorisme islamiste si elle était élue dimanche prochain à la tête de l’État, se serait sans doute passée dans l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle.

L’un des dirigeants du groupe Lafarge qui a supervisé des négociations secrètes avec l’État islamique, afin que le géant mondial du ciment poursuive son business en pleine guerre syrienne, est un fervent soutien de la cheffe de file du Front national (FN). Il fut notamment l’un de ses candidats lors des dernières élections municipales à Paris.

Son nom : Jean-Claude Veillard. Il est l’actuel directeur de la sûreté du groupe franco-suisse Lafarge/Holcim. Plusieurs documents et témoignages obtenus par Mediapart démontrent aujourd’hui son implication dans le dossier syrien et sa parfaite connaissance des tractations qui ont eu cours, en 2013 et 2014, entre la multinationale et l’État islamique (EI), auteur d’une vague d’attentats sans précédent en France en 2015.

 

Et devinnez quoi ?

Wallerand de St Just dément dans cet article des faits pourtant reconnus par Lafarge.

Que ce soit sur l’heure qui vous reste (dans les grandes villes) ou pendant les législatives, réfléchissez à deux fois avant d’aller voter.


Crédits article & images : Mediapart.

Remerciements (Jipounesques) : Nicolas Hénin <3


Jipoune, les bitcoins et le darquenette

Suite aux #MacronLeaks, Jipoune a essayé « d’analyser » et « d’enquêter » sur certains documents.

Regardons de plus près quelques tweets :

Hop ! on commence par un député qui aurait acheté de la drogue, sans autres explications (ça fait vendre les titres putaclic) :

Puis, direct après on aborde le point darknet, ça fait vendre aussi, et tant qu’à faire, on y intègre la drogue et les armes, ça fait aussi vendre, ajoutez une touche de Bitcoins et le tour est joué :

Pour ensuite renchérir en affirmant « j’ai beaucoup travaillé sur le sujet blabla.. » :

Sauf que…

  • Le député très certainement du faire comme Bernard Debré comme on peut le lire ici sur BFMTV, là sur Gala.fr ou encore ici sur RFI.
  • Le site en question (Buckled) n’est pas du tout sur le « darknet », ne possède donc pas d’adresse en .onion et est même plutôt bien référencé :

  • Le « darknet » n’est pas réservé aux activités illégales, de nombreux sites publics existent possèdent leur domaine en .onion (« sur le darknet »), on peut citer entres-autres Facebook, le moteur de recherche DuckDuckGo, Blockchain, le service SecureDrop du journal The Intercept, Keybase ou encore les services de mail Protonmail ou Riseup, cette liste est très loin d’être exhaustive.
  • Les échanges en bitcoins ne sont pas anonymes. L’intégralité des échanges est enregistré et l’historique est accessible publiquement (Blockchain.com), c’est un des principes de fonctionnement du système. Il existe donc de nombreuses possibilités d’analyse permettant de faire le lien entre une adresse Bitcoin et la personne qui s’en sert.

 

Le plus drôle dans tout cela ? c’est Jean-Paul Ney prétend être «chercheur à l’IICRAI» mais aussi «consultant pour Digital Network».


Temple Mormon du Chesnay : Les Mormons procèdent-ils à un fichage illégal ?

Dans l‘épisode précédent, on se demande si le système de vidéo-surveillance du temple est illégal.


Suite à notre visite au temple Mormon du Chesnay (l’article est disponible ici), le groupe de visite est invité à traverser les jardins afin de se rendre dans une salle au fond du temple, dans un autre bâtiment.

Dans ladite salle, un petit dépliant est distribué afin d’inviter les visiteurs à faire part de leurs impressions sur la visite du temple et à y laisser leurs coordonnées.

Le voici :

En apparence, un banal dépliant, mais en y regardant de plus près… :

On peut remarquer que « l’église Mormonne » demande à ses « prospects » leur religion.

Sauf que cela est totalement illégal.

Selon l’article 226-19 du code pénal, le non-respect de cette règle est passible d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende :

Le fait, hors les cas prévus par la loi, de mettre ou de conserver en mémoire informatisée, sans le consentement exprès de l’intéressé, des données à caractère personnel qui, directement ou indirectement, font apparaître les origines raciales ou ethniques, les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, ou les appartenances syndicales des personnes, ou qui sont relatives à la santé ou à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre de celles-ci, est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 300 000 euros d’amende.

Les dérogations à ce principe d’interdiction sont limitativement prévues par la loi, et soumises à des conditions strictes que ne respectent pas l’organisation mormonne :

En effet, « il est ainsi possible, lorsque cela est strictement nécessaire, d’enregistrer des informations « sensibles » avec l’accord écrit de la personne concernée ou lorsque celle-ci les a déjà révélées publiquement » : Sauf que ce n’est pas le cas car il n’y a pas d’accord possible ou de consentement exprès (autorisation avec mention/signature) sur ce dépliant.

Tout comme la seconde dérogation : « les associations ou organismes à caractère religieux peuvent aussi tenir des fichiers concernant leurs membres et les personnes avec lesquels ils entretiennent des contacts réguliers » : Ce n’est également pas le cas puisque les personnes visées et remplissant ce dépliant ne sont pas mormonnes puisque comme indiqué ci-dessus, c’est après la visite pour les non-mormons que ce dépliant est remis, ensuite un ou deux contacts ne permet pas de démontrer la régularité des contacts éventuels.

De plus, les règles de confidentialités (disponibles à l’adresse suivante) sont assez… spéciales :

Là, c’est pour la collecte des informations :

« 2. Utilisation des données à caractère personnel. Nous pouvons utiliser les données à caractère personnel que vous fournissez afin de (a) nous permettre de vous contacter, (b) répondre à vos demandes, (c) … »

Et là, c’est pour dire ce qu’ils peuvent faire avec vos informations :

« Nous pouvons également utiliser vos données personnelles à des fins internes, y compris à des fins d’audit, d’analyse des données, de résolution des problèmes du système et de recherche. »

Par conséquent, les dérogations mentionnées par la loi ne peuvent pas fonctionner.

Et là, c’est pour dire que c’est compliqué de demander la suppression des données personnelles (l’adresse mail est en Anglais et l’adresse postale aux USA) :

« Si vous ou un tiers nous fournissez vos coordonnées personnelles et que vous souhaitez nous demander de ne plus être contacté par nous, vous devez suivre les procédures de désabonnement ou de retrait figurant sur le site, la lettre d’information, la notification électronique, etc. concerné(e). »

Email :           DataPrivacyOfficer@ldschurch.org
Fax :              1-801-240-1187
Adresse :       Service Données Personnelles
                     50 E. North Temple St.
                     Salt Lake City, UT 84150-0013

 

  • Qu’en pense la CNIL de tout cela ?
  • Les Mormons procèdent-ils à un fichage illégal de la religion des gens ?